Romain Goetz : coucou@romaingoetz.fr

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01.

La République française est représentée par une multitude de symboles, utilisés au quotidien, marquant des éléments précis, ou alors délaissés et recalés aux livres d'Histoire. Cependant, ils sont loin d'être à sens unique, et autant leurs étymologies que leur signifiants sont sujet à controverses, à doutes et à récupérations.

Ils polymorphes et polyphoniques, c'est a dire qu'ils possèdent une multitudes de sens, d'idéaux, d'aspirations qui les ont portés jusqu'à représenter l'État, la République, la France… En fonctions des âges, des périodes politiques ou des débats publics, leurs significations ont grandement évoluées, passant d'un sens à un autre,

leur donnant une grande profondeur et un poids théorique fort. Très loin de leurs utilisations univoques que nous retrouvons actuellement.

De plus, on remarque une tendance au délaissement, ou à la fabrication de nouveaux symboles dans notre actualité ou notre politique.

D'un côté une modernisation trop souvent réductrice les bâillonnes dans les communications Étatiques, de l' autre ils sont de moins en moins utilisés au sein des luttes et revendications, car ils ont fini par prendre le sens du gouvernement. Alors que l'Histoire nous a montré que Marianne (pour ne citer qu'elle)

à autant représenté les révolutionnaires que l'extrême à tendance monarchiste, la droite que la gauche, les indigènes que Charles de Gaulle… Symbole de la République, elle à pris et prend part à de nombreux idéaux, faut-il alors comprendre sa symbolique comme malléable à souhait et pouvant s'adapter à n'importe quelle revendication,

ou cela lui offre-t-elle une complexité et une richesse qui mériterait d'être évoquée ?

C'est là que se place mon sujet de diplôme. République Française s'est construit en trois temps : questionnant ainsi les symboles et la communication de la République.

Il tente de ré-actualiser des variantes et des sens de signes et symboles anciens, de montrer cette polyphonie de sens et d'idéaux et de poser la question de la communication gouvernementale.

C'est une question de ré-appropriation et de ré-interprétation.

D'un côté, utiliser ces symboles en tentant de connaître toutes leurs implications et d'essayer, en tant qu'étudiant en graphisme, d'essayer de trouver une réponse à ces questions d'utilisations et de communications. (Pour résumer en un exemple cette démarche : comment utiliser du bleu blanc rouge sans pour autant faire extrême droite ou match de foot ?)

Ces réflexions s'ancre aussi dans d'autres projets (voir par exemple mes écrits sur l'information dans "Tomorow in the Paper"). Et est une sorte de réaction face aux vagues d'actualités et les récupération via des symboles univoques qui nous subissons au quotidien (l'exemple le plus flagrant étant Charlie).

J'ai ainsi voulu essayer de produire des éléments graphiques qui sortent de cette communication à sens unique.

Le premier temps, fut de comprendre ces symboles, leurs histoires et sens, ainsi que les systèmes de communication du gouvernement et de la république actuellement.

Autant au sein de son identité graphique et de ses campagnes (imprimée, web et sociale), que dans les informations pratiques qu'il diffuse (textes de loi, conseil des ministres, amendements…).

Donnant lieu à de nombreuses recherches, documentations et analyses, regroupées par la suite en un livre. Le second à une application graphique de ces recherches au travers de trois affiches, reprenant la devise républicaine :

Liberté - Égalité - Fraternité. Puis à une élaboration d'une maquette pour un site, dédié à la République Française, cherchant à rendre lisible son travail dans son ensemble.

En premier lieu le livre. Il se présente en trois parties : les symboles de la république, la communication politique et publique ainsi que la diffusion de l'information d'état via internet.

C'est un recueil de recherches et de documentations agencées et annotées dans une optique de publication. Il comporte ainsi de nombreux textes : universitaires, philosophiques, journalistiques… regroupés en un corpus selon une logique éditoriale. Cependant, leur lecture n'est pas linéaire :

chaque texte est indépendant et représente un point de vue spécifique sur son sujet. Permettant d'aborder un ensemble de visions et d'avis, faisant parfois consensus ou alors entrant en contradiction les uns avec les autres.

Ils ne représentent néanmoins qu'une infime partie de la littérature sur la communication gouvernementale et s'en veulent simplement un aperçu large et avancé. Les parties surlignées signalent des points d'intérêts que j'ai eu lors de leur étude. Enfin, des parties manuscrites apparaissent dans l'ouvrage et correspondent à mes propres notes, recherches et écrits.

Son élaboration m'a permis de mieux comprendre les enjeux de la communication d'État (ce qui l'a formée et agencée jusqu'à aujourd'hui et comment elle se déploie actuellement — la manière dont elle se justifie, se retrouve nécessaire ou peut se décrédibiliser) et de mieux envisager la multiplicité des sens de ses symboles et formes.

Toujours dans l'idée que tous ces symboles et "images" sont des incarnations de concepts politiques et sociaux, en des formes souvent anthropomorphes et délimitées géographiquement / culturellement. Et je montre alors leurs évolutions / utilisations dans les âges, différents sens forts qu'il possèdent ou possédèrent, et des usages que nous leurs retrouvons.

Ensuite viennent les affiches. C'est un triptyque reprenant la devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité. Elles la représente au travers de la gestuelle symbolique de Marianne dans la peinture classique : Les chaînes brisées de la liberté, e triangle de l'égalité et les mains croisées de la fraternité.

Ces affiches sont ainsi une ré-utilisation et ré-appropriation de symboles anciens. Elles présentent également les multiples sens qu'on eu ces mots dans l'histoire de la France. En fonction des âges, des périodes politiques et de leurs conceptions philosophiques, sociales et culturelles. Grâce à des citations et des morceaux de textes mis en place au sein des affiches. Chacun d'eux expriment un "sens" qu'ils eurent à une période donnée.

Le but est autant de présenter leurs symboliques officielles et consensuelles, mais aussi de laisser place aux paroles contraires, inhabituelles ou discrètes. Permettant de donner un aperçu de la richesses des signifiants de ces symboles. Dans la suite de réflexion abordée plus haut, ces affiches veulent en produire un revival, donner un aperçu de leurs sens les plus larges.

Permettant d'interroger : qu'est-ce qu'une république mettant la figure du frère en avant de celle du père (ou de la mère ?), que peut signifier l'égalité pour De Gaulle ou les Indigènes de la République ? Tout en symbolisant la république elle même, qui dans un processus démocratique, prône le débat, l'échange d'idées, la construction sur le contraire.

En dernier lieu se place ce site internet dédié à la République française. J'y applique l'identité produite au travers du livre et des affiches. Son but est de rendre lisible l'activité émanante des organes de l'État (le Gouvernement, l'Assemblée Nationale, la Cours de Cassation) en facilitant la navigation entres les informations qu'ils produisent et en fabriquant des passages entre celles-ci.

Comment peut on aller d'un projet de loi aux amendements en cours d'écriture sur le texte ? par exemple. Il s'est construit autour d'une réflexion sur la hiérarchisation de l'information étatique, sa diffusion et son accès aux citoyens. Passant par des principes de navigation en plusieurs temps (recherches, arborescences et listes raisonnées), des manières de rendre lisible des textes officiels et législatifs et une organisation de ses activités.

Il a été présenté sous la forme de plusieurs maquettes prévisionnelles ainsi qu'une démo fonctionnelle accessible sur internet. Mais sa forme pose aujourd'hui question. Si l'identité produite pour le livre et les affiches préfigure le revival et la ré-appropriation par l'utilisation d'éléments graphiques produits manuellement, faisant référence à une certaine période du graphisme (Grapius et héritiers), se justifie-t-elle pour une forme destinée à de le communication Étatique ?

Question qui n'a pas été abordée lors de production, mais que se pose après coup. Car elle oppresse le reste des recherches et pose comme un arrière goût.

Affiches sérigraphiées à l'atelier de la HEAR — Livre imprimmé à la Hear, couverture sérigraphiée, 210x266mm - 293 pages - 2 exemplaires. Bientôt disponnible en lecture web. La démo du site internet est visible ici, optimisé pour Firefox uniquement.

La République française est représentée par une multitude de symboles, utilisés au quotidien, marquant des éléments précis, ou alors délaissés et recalés aux livres d'Histoire. Cependant, ils sont loin d'être à sens unique, et autant leurs étymologies que leur signifiants sont sujet à controverses, à doutes et à récupérations.

Ils polymorphes et polyphoniques, c'est a dire qu'ils possèdent une multitudes de sens, d'idéaux, d'aspirations qui les ont portés jusqu'à représenter l'État, la République, la France… En fonctions des âges, des périodes politiques ou des débats publics, leurs significations ont grandement évoluées, passant d'un sens à un autre,

leur donnant une grande profondeur et un poids théorique fort. Très loin de leurs utilisations univoques que nous retrouvons actuellement.

De plus, on remarque une tendance au délaissement, ou à la fabrication de nouveaux symboles dans notre actualité ou notre politique.

D'un côté une modernisation trop souvent réductrice les bâillonnes dans les communications Étatiques, de l' autre ils sont de moins en moins utilisés au sein des luttes et revendications, car ils ont fini par prendre le sens du gouvernement. Alors que l'Histoire nous a montré que Marianne (pour ne citer qu'elle)

à autant représenté les révolutionnaires que l'extrême à tendance monarchiste, la droite que la gauche, les indigènes que Charles de Gaulle… Symbole de la République, elle à pris et prend part à de nombreux idéaux, faut-il alors comprendre sa symbolique comme malléable à souhait et pouvant s'adapter à n'importe quelle revendication,

ou cela lui offre-t-elle une complexité et une richesse qui mériterait d'être évoquée ?

C'est là que se place mon sujet de diplôme. République Française s'est construit en trois temps : questionnant ainsi les symboles et la communication de la République.

Il tente de ré-actualiser des variantes et des sens de signes et symboles anciens, de montrer cette polyphonie de sens et d'idéaux et de poser la question de la communication gouvernementale.

C'est une question de ré-appropriation et de ré-interprétation.

D'un côté, utiliser ces symboles en tentant de connaître toutes leurs implications et d'essayer, en tant qu'étudiant en graphisme, d'essayer de trouver une réponse à ces questions d'utilisations et de communications. (Pour résumer en un exemple cette démarche : comment utiliser du bleu blanc rouge sans pour autant faire extrême droite ou match de foot ?)

Ces réflexions s'ancre aussi dans d'autres projets (voir par exemple mes écrits sur l'information dans "Tomorow in the Paper"). Et est une sorte de réaction face aux vagues d'actualités et les récupération via des symboles univoques qui nous subissons au quotidien (l'exemple le plus flagrant étant Charlie).

J'ai ainsi voulu essayer de produire des éléments graphiques qui sortent de cette communication à sens unique.

Le premier temps, fut de comprendre ces symboles, leurs histoires et sens, ainsi que les systèmes de communication du gouvernement et de la république actuellement.

Autant au sein de son identité graphique et de ses campagnes (imprimée, web et sociale), que dans les informations pratiques qu'il diffuse (textes de loi, conseil des ministres, amendements…).

Donnant lieu à de nombreuses recherches, documentations et analyses, regroupées par la suite en un livre. Le second à une application graphique de ces recherches au travers de trois affiches, reprenant la devise républicaine :

Liberté - Égalité - Fraternité. Puis à une élaboration d'une maquette pour un site, dédié à la République Française, cherchant à rendre lisible son travail dans son ensemble.

En premier lieu le livre. Il se présente en trois parties : les symboles de la république, la communication politique et publique ainsi que la diffusion de l'information d'état via internet.

C'est un recueil de recherches et de documentations agencées et annotées dans une optique de publication. Il comporte ainsi de nombreux textes : universitaires, philosophiques, journalistiques… regroupés en un corpus selon une logique éditoriale. Cependant, leur lecture n'est pas linéaire :

chaque texte est indépendant et représente un point de vue spécifique sur son sujet. Permettant d'aborder un ensemble de visions et d'avis, faisant parfois consensus ou alors entrant en contradiction les uns avec les autres.

Ils ne représentent néanmoins qu'une infime partie de la littérature sur la communication gouvernementale et s'en veulent simplement un aperçu large et avancé. Les parties surlignées signalent des points d'intérêts que j'ai eu lors de leur étude. Enfin, des parties manuscrites apparaissent dans l'ouvrage et correspondent à mes propres notes, recherches et écrits.

Son élaboration m'a permis de mieux comprendre les enjeux de la communication d'État (ce qui l'a formée et agencée jusqu'à aujourd'hui et comment elle se déploie actuellement — la manière dont elle se justifie, se retrouve nécessaire ou peut se décrédibiliser) et de mieux envisager la multiplicité des sens de ses symboles et formes.

Toujours dans l'idée que tous ces symboles et "images" sont des incarnations de concepts politiques et sociaux, en des formes souvent anthropomorphes et délimitées géographiquement / culturellement. Et je montre alors leurs évolutions / utilisations dans les âges, différents sens forts qu'il possèdent ou possédèrent, et des usages que nous leurs retrouvons.

Ensuite viennent les affiches. C'est un triptyque reprenant la devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité. Elles la représente au travers de la gestuelle symbolique de Marianne dans la peinture classique : Les chaînes brisées de la liberté, e triangle de l'égalité et les mains croisées de la fraternité.

Ces affiches sont ainsi une ré-utilisation et ré-appropriation de symboles anciens. Elles présentent également les multiples sens qu'on eu ces mots dans l'histoire de la France. En fonction des âges, des périodes politiques et de leurs conceptions philosophiques, sociales et culturelles. Grâce à des citations et des morceaux de textes mis en place au sein des affiches. Chacun d'eux expriment un "sens" qu'ils eurent à une période donnée.

Le but est autant de présenter leurs symboliques officielles et consensuelles, mais aussi de laisser place aux paroles contraires, inhabituelles ou discrètes. Permettant de donner un aperçu de la richesses des signifiants de ces symboles. Dans la suite de réflexion abordée plus haut, ces affiches veulent en produire un revival, donner un aperçu de leurs sens les plus larges.

Permettant d'interroger : qu'est-ce qu'une république mettant la figure du frère en avant de celle du père (ou de la mère ?), que peut signifier l'égalité pour De Gaulle ou les Indigènes de la République ? Tout en symbolisant la république elle même, qui dans un processus démocratique, prône le débat, l'échange d'idées, la construction sur le contraire.

En dernier lieu se place ce site internet dédié à la République française. J'y applique l'identité produite au travers du livre et des affiches. Son but est de rendre lisible l'activité émanante des organes de l'État (le Gouvernement, l'Assemblée Nationale, la Cours de Cassation) en facilitant la navigation entres les informations qu'ils produisent et en fabriquant des passages entre celles-ci.

Comment peut on aller d'un projet de loi aux amendements en cours d'écriture sur le texte ? par exemple. Il s'est construit autour d'une réflexion sur la hiérarchisation de l'information étatique, sa diffusion et son accès aux citoyens. Passant par des principes de navigation en plusieurs temps (recherches, arborescences et listes raisonnées), des manières de rendre lisible des textes officiels et législatifs et une organisation de ses activités.

Il a été présenté sous la forme de plusieurs maquettes prévisionnelles ainsi qu'une démo fonctionnelle accessible sur internet. Mais sa forme pose aujourd'hui question. Si l'identité produite pour le livre et les affiches préfigure le revival et la ré-appropriation par l'utilisation d'éléments graphiques produits manuellement, faisant référence à une certaine période du graphisme (Grapius et héritiers), se justifie-t-elle pour une forme destinée à de le communication Étatique ?

Question qui n'a pas été abordée lors de production, mais que se pose après coup. Car elle oppresse le reste des recherches et pose comme un arrière goût.

Affiches sérigraphiées à l'atelier de la HEAR — Livre imprimmé à la Hear, couverture sérigraphiée, 210x266mm - 293 pages - 2 exemplaires. Bientôt disponnible en lecture web. La démo du site internet est visible ici, optimisé pour Firefox uniquement.

02.

L'information, ou tout du moins la manière dont elle arrive jusqu'à nos écrans, suit une logique qui lui est propre. Dépendante autant du lieu d'où on la cherche que de nos réseaux. D'un côté, les formes de recherches tendent à s'orienter de plus en plus vers les préférences indiquées par nos données, de l'autre, l'information nous arrivant par le filtre des réseaux sociaux est déjà naturellement sélectionnées par nos cercles de contacts, likes et suivi.

De plus, le flux informatif est si intense sur internet qu'il est impossible de tout lire, de tout voir sans que cela ne devienne un travail à temps complet. Certains sites de journaux comme l'Express ou Le Monde réactualisent leurs pages d'accueil avec de nouveaux articles toutes les 10 minutes.

L'information à laquelle nous accédons est donc parcellaire et, d'un certain point de vue, unique, car orientée d'une part via ce que l'interface/ moteur de recherche estime plus en phase avec nos intérêt et de l'autre en fonction des choix de lecture que nous faisons. Il est pas exemple si simple de manquer une information, d'oublier un article, de ne pas voir certaines choses. Pas que cela nous soit caché, mais simplement que nous l'ayons traversé.

Le statut de l'information est ainsi ambivalent, doté un contenu se construisant autour de "nous" (l'internaute) et d'une ligne éditoriale autant dictée par les personne créant et diffusant l'information que par leur envie de générer du clic par son biais.

Cette information est aussi sujette à angoisses, à surnombre, à effet "Tsunami". Nous l'avons bien vu durant les événements Charlie. Chaque minute, voir presque chaque seconde, quelque chose de nouveau apparaissait sur le flux. Des oui, des non, des peut-être. Nous avions tous un mot à dire et nombreux sont ceux qui l'on mis en ligne.

Personnellement, cette information à empli mon espace de pensée disponible. Je ne savais plus quoi analyser, lire, voir, faire. L'information quotidienne suit le même schéma : elle doit être immédiate, elle est nombreuse, brève ou détaillée, non-sourcée ou vérifiée mais elle est omniprésente.

La réaction à cette information est ainsi elle aussi immédiate, nous réagissons de manière spontané, et donc émotive. La réflexion, l'analyse y prend moins de place, la transmission se fait par le sensible. Un titre provocateur, une image choc voir une pensée pré-machée.

Je tente ainsi dans ce projet d'affichage hebdomadaire "à chaud" de trouver une réponse à ces questionnements en m'enfermant dans les mêmes systèmes. J'ai produit durant les deux mois suivant les évenements de janvier des affiches et des brochures chaque semaine, traitant d'un sujet d'actualité, ou ayant buzzé récemment. Puis, j'allais placarder ces affiches en ville.

À postériori, je me demande l'impact qu'elles peuvent avoir au vu de leur disparition rapide et de leur statut "d'affichage illégal". Ces images sont en un sens gratuites. Elle ne communiquent pas sur un élément " à vendre" et leur système tente (et j'inste sur tente, car ce n'est pas encore réel), de sortir du système, voir des esthétique d'affichages dominants.

D'un côté, les affiches publicitaires, proprement installées dans des panneaux rétro-éclairé et protégées des intempéries, placées à des points clés pour leur visibilité. Souvent très travaillées et réfléchies quant à leur impact. C'est le style dominant car le plus visible, le plus fort. Tellement dominant que les panneaux publicitaires encadrent l'affichage urbain des instituions d'états.

Elles se servent des solutions proposées par la publicité pour exposer les messages destinés aux citoyens, en utilisant implicitement les mêmes codes. De l'autre, "l'alternative" : des images de mauvaise qualité, imprimées en masse et mal collées sur des panneaux d'affichage public ou des devantures de magasins en période de transition. (Je n'entre pas les systèmes géants ou plus ancrées dans le mobilier urbain au sien de cette courte analyse).

Si mon système utilise jusqu'à présent les moyens de "l'alternative" pour s'exposer, il use des codes du système dominant dans sa conception. Des affiches travaillées, esthétiques, proprement produites et presque proprement affichées. Ainsi, leur place me pose question et m'amène à vouloir tenter de répondre à ces questionnements dans la suite de ma production.

Affiches sérigraphiées à l'atelier de la HEAR — "Tomorrow in the papers" est une chanson du groupe The Neon Judgment — "Tomorrow in the Papers, Tonight on TV, make sure everyone can see".

L'information, ou tout du moins la manière dont elle arrive jusqu'à nos écrans, suit une logique qui lui est propre. Dépendante autant du lieu d'où on la cherche que de nos réseaux. D'un côté, les formes de recherches tendent à s'orienter de plus en plus vers les préférences indiquées par nos données, de l'autre, l'information nous arrivant par le filtre des réseaux sociaux est déjà naturellement sélectionnées par nos cercles de contacts, likes et suivi.

De plus, le flux informatif est si intense sur internet qu'il est impossible de tout lire, de tout voir sans que cela ne devienne un travail à temps complet. Certains sites de journaux comme l'Express ou Le Monde réactualisent leurs pages d'accueil avec de nouveaux articles toutes les 10 minutes.

L'information à laquelle nous accédons est donc parcellaire et, d'un certain point de vue, unique, car orientée d'une part via ce que l'interface/ moteur de recherche estime plus en phase avec nos intérêt et de l'autre en fonction des choix de lecture que nous faisons. Il est pas exemple si simple de manquer une information, d'oublier un article, de ne pas voir certaines choses. Pas que cela nous soit caché, mais simplement que nous l'ayons traversé.

Le statut de l'information est ainsi ambivalent, doté un contenu se construisant autour de "nous" (l'internaute) et d'une ligne éditoriale autant dictée par les personne créant et diffusant l'information que par leur envie de générer du clic par son biais.

Cette information est aussi sujette à angoisses, à surnombre, à effet "Tsunami". Nous l'avons bien vu durant les événements Charlie. Chaque minute, voir presque chaque seconde, quelque chose de nouveau apparaissait sur le flux. Des oui, des non, des peut-être. Nous avions tous un mot à dire et nombreux sont ceux qui l'on mis en ligne.

Personnellement, cette information à empli mon espace de pensée disponible. Je ne savais plus quoi analyser, lire, voir, faire. L'information quotidienne suit le même schéma : elle doit être immédiate, elle est nombreuse, brève ou détaillée, non-sourcée ou vérifiée mais elle est omniprésente.

La réaction à cette information est ainsi elle aussi immédiate, nous réagissons de manière spontané, et donc émotive. La réflexion, l'analyse y prend moins de place, la transmission se fait par le sensible. Un titre provocateur, une image choc voir une pensée pré-machée.

Je tente ainsi dans ce projet d'affichage hebdomadaire "à chaud" de trouver une réponse à ces questionnements en m'enfermant dans les mêmes systèmes. J'ai produit durant les deux mois suivant les évenements de janvier des affiches et des brochures chaque semaine, traitant d'un sujet d'actualité, ou ayant buzzé récemment. Puis, j'allais placarder ces affiches en ville.

À postériori, je me demande l'impact qu'elles peuvent avoir au vu de leur disparition rapide et de leur statut "d'affichage illégal". Ces images sont en un sens gratuites. Elle ne communiquent pas sur un élément " à vendre" et leur système tente (et j'inste sur tente, car ce n'est pas encore réel), de sortir du système, voir des esthétique d'affichages dominants.

D'un côté, les affiches publicitaires, proprement installées dans des panneaux rétro-éclairé et protégées des intempéries, placées à des points clés pour leur visibilité. Souvent très travaillées et réfléchies quant à leur impact. C'est le style dominant car le plus visible, le plus fort. Tellement dominant que les panneaux publicitaires encadrent l'affichage urbain des instituions d'états.

Elles se servent des solutions proposées par la publicité pour exposer les messages destinés aux citoyens, en utilisant implicitement les mêmes codes. De l'autre, "l'alternative" : des images de mauvaise qualité, imprimées en masse et mal collées sur des panneaux d'affichage public ou des devantures de magasins en période de transition. (Je n'entre pas les systèmes géants ou plus ancrées dans le mobilier urbain au sien de cette courte analyse).

Si mon système utilise jusqu'à présent les moyens de "l'alternative" pour s'exposer, il use des codes du système dominant dans sa conception. Des affiches travaillées, esthétiques, proprement produites et presque proprement affichées. Ainsi, leur place me pose question et m'amène à vouloir tenter de répondre à ces questionnements dans la suite de ma production.

Affiches sérigraphiées à l'atelier de la HEAR — "Tomorrow in the papers" est une chanson du groupe The Neon Judgment — "Tomorrow in the Papers, Tonight on TV, make sure everyone can see".

03.

Mémoire libre disponnible est mon mémoire de fin d'étude à la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg.

Extrait : "Me poser les questions : qu'est ce que je produis sur mon ordinateur ? Quel est le statut de cette production ? et par extension : Comment est-ce que j'utilise mon ordinateur ? mènent à le questionner.

L'interface graphique étant ce qui se place entre mon ordinateur et mon utilisation, il m'est nécessaire de l'analyser pour comprendre le filtre qu'elle appose, l'influence qu'elle possède. Posant également la question de l'action, de l'utilisation en elle-même : employer un logiciel, exécuter, visionner, ranger un fichier.

Qu'en sont les sens et statuts ? En tant qu'étudiant en communication graphique et travaillant principalement grâce à un ordinateur, je considère ces questions importantes car elles m'interrogent sur le statut même de ce que je fais, sur ce qu'est mon outil, mon espace et environnement de travail.

Mais aussi ma bibliothèque, mon cinéma, mon musée, mon journal, ma télévision, mon téléphone, ma console de jeux, (mon poste de police ?) l'objet que j'allume en premier en me réveillant le matin et qui reste éveillé jusqu'à ce que j'aille dormir.

Qui s'est adapté à mes styles de vies et qui est l'une des mes principales fenêtre sur l'environnement externe. C'est une interrogation concrète sur la matérialité de cet objet et son fonctionnement.

Qui passe ainsi d'abord par la compréhension de son système, de son fonctionnement, puis de son interface, de son environnement. S'attachant ensuite à ses utilisations possibles, à l'expérience qu'elle procure à l'utilisateur et de l'environnement se générant autour de celle-ci.

Détachant d'un côté la vision matérielle et fonctionnelle de l'ordinateur à son interprétation cognitive : comment est-ce qu'il est, marche, communique et peut être utilisé par l'utilisateur, face à la manière dont lui-même le comprend et interprète ses possibles."

Écrit sous la direction d'Anne Laforet - 210 pages - 145 x 225 mm.

Bientôt disponible en lecture libre.

Mémoire libre disponnible est mon mémoire de fin d'étude à la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg.

Extrait : "Me poser les questions : qu'est ce que je produis sur mon ordinateur ? Quel est le statut de cette production ? et par extension : Comment est-ce que j'utilise mon ordinateur ? mènent à le questionner.

L'interface graphique étant ce qui se place entre mon ordinateur et mon utilisation, il m'est nécessaire de l'analyser pour comprendre le filtre qu'elle appose, l'influence qu'elle possède. Posant également la question de l'action, de l'utilisation en elle-même : employer un logiciel, exécuter, visionner, ranger un fichier.

Qu'en sont les sens et statuts ? En tant qu'étudiant en communication graphique et travaillant principalement grâce à un ordinateur, je considère ces questions importantes car elles m'interrogent sur le statut même de ce que je fais, sur ce qu'est mon outil, mon espace et environnement de travail.

Mais aussi ma bibliothèque, mon cinéma, mon musée, mon journal, ma télévision, mon téléphone, ma console de jeux, (mon poste de police ?) l'objet que j'allume en premier en me réveillant le matin et qui reste éveillé jusqu'à ce que j'aille dormir.

Qui s'est adapté à mes styles de vies et qui est l'une des mes principales fenêtre sur l'environnement externe. C'est une interrogation concrète sur la matérialité de cet objet et son fonctionnement.

Qui passe ainsi d'abord par la compréhension de son système, de son fonctionnement, puis de son interface, de son environnement. S'attachant ensuite à ses utilisations possibles, à l'expérience qu'elle procure à l'utilisateur et de l'environnement se générant autour de celle-ci.

Détachant d'un côté la vision matérielle et fonctionnelle de l'ordinateur à son interprétation cognitive : comment est-ce qu'il est, marche, communique et peut être utilisé par l'utilisateur, face à la manière dont lui-même le comprend et interprète ses possibles."

Écrit sous la direction d'Anne Laforet - 210 pages - 145 x 225 mm.

Bientôt disponible en lecture libre.

04.

Deux violons dans les tranchées est un travail collectif, entre le conservatoire ­de Colmar, Strasbourg ­et Freiburg ­et des étudiants ­de la HEAR. (Romain Goetz, Léna Robin, Iris Winkler, avec l’aide ­de Camille Aussibal, Mayssa Jaoudat ­et Laurie Oyarzun)

C'est un projet mélangeant musique vivante ­et projection vidéo, dans le cadre d'une série ­de concert en Alsace ­
et en Allemagne. Il raconte la vie dans les tranchées en plein milieu ­de la Première guerre mondiale, ici vécue par deux compositeurs français ­et allemand, Lucien Durosoir ­ et Fritz Keisler.

Y sont jouées interprétations ­de leurs pièces par les musiciens ­et acteurs ­de l'ensemble. Alternant solistes, duos ­et quatuors avec des lectures
des lettres qu'ils écrivirent en plein coeur ­de la guerre.

Accompagnant la musique était projetée une vidéo d'une heure ­et démie, notre travail.

Le projet était ­de créer un fond visuel n'interférant pas avec les narrations sonores mais venant se mêler directement à la vision d'ensemble du spectateur, l'accompagnant au sein du déroulement du concert.

Cette vidéo est une "cartographie" d'images offrant des correspondances plus ou moins évidentes, créant une atmosphère visuelle en ré-employant un flux récupérés sur internet ­et ne cherchant pas à donner du sens à sa provenance directe. Le but était ­de découper, transformer, remonter, détruire, recomposer... ces vidéos trouvées pour leur donner une "histoire" nouvelle.

Ces nombreux effets ­de ralentissement, ­de saccades, ­de boucles ­et ­de fondus amenaient alors ­de longues compositions progressives ­ et oniriques, racontant la guerre sans la monter. (Aucune des sources utilisée pour les vidéos ne date ­de cette époque.)

Ces longues progressions ne sont pas calées sur la musique ­et les lectures en elles-mêmes, elles n'ont par ­de rapport direct avec leur déroulement ­et les rythmes sont indépendants. Permettant ­de créer des assemblages fortuits ­et abstraits, jouant sur l'ensemble des éléments du spectacle pour devenir narratif. C'est la que le montage prend toute son importance : les vidéos sont uniformisées par un passage en noir ­et blanc ­et rythmées avec une couleur bleue venant souligner un détail, une boucle.

En outre, la recherche des ces vidéos est née ­de la création d'une liste ­de mots clés, composée à partir du corpus ­de lettres écrites par les compositeurs. Ces mots-clés nous ont permis ­de restreindre notre contenu aux occurrences permises par ceux-ci.

Le concert fut jouée à l'auditorium du Concervatoire ­de Strasbourg, dans la salle Europe ­de Colmar ­et au sein du Kammermusiksaal Musikhochschule ­de Freibourg.

Deux violons dans les tranchées est un travail collectif, entre le conservatoire ­de Colmar, Strasbourg ­et Freiburg ­et des étudiants ­de la HEAR. (Romain Goetz, Léna Robin, Iris Winkler, avec l’aide ­de Camille Aussibal, Mayssa Jaoudat ­et Laurie Oyarzun)

C'est un projet mélangeant musique vivante ­et projection vidéo, dans le cadre d'une série ­de concert en Alsace ­
et en Allemagne. Il raconte la vie dans les tranchées en plein milieu ­de la Première guerre mondiale, ici vécue par deux compositeurs français ­et allemand, Lucien Durosoir ­ et Fritz Keisler.

Y sont jouées interprétations ­de leurs pièces par les musiciens ­et acteurs ­de l'ensemble. Alternant solistes, duos ­et quatuors avec des lectures
des lettres qu'ils écrivirent en plein coeur ­de la guerre.

Accompagnant la musique était projetée une vidéo d'une heure ­et démie, notre travail.

Le projet était ­de créer un fond visuel n'interférant pas avec les narrations sonores mais venant se mêler directement à la vision d'ensemble du spectateur, l'accompagnant au sein du déroulement du concert.

Cette vidéo est une "cartographie" d'images offrant des correspondances plus ou moins évidentes, créant une atmosphère visuelle en ré-employant un flux récupérés sur internet ­et ne cherchant pas à donner du sens à sa provenance directe. Le but était ­de découper, transformer, remonter, détruire, recomposer... ces vidéos trouvées pour leur donner une "histoire" nouvelle.

Ces nombreux effets ­de ralentissement, ­de saccades, ­de boucles ­et ­de fondus amenaient alors ­de longues compositions progressives ­ et oniriques, racontant la guerre sans la monter. (Aucune des sources utilisée pour les vidéos ne date ­de cette époque.)

Ces longues progressions ne sont pas calées sur la musique ­et les lectures en elles-mêmes, elles n'ont par ­de rapport direct avec leur déroulement ­et les rythmes sont indépendants. Permettant ­de créer des assemblages fortuits ­et abstraits, jouant sur l'ensemble des éléments du spectacle pour devenir narratif. C'est la que le montage prend toute son importance : les vidéos sont uniformisées par un passage en noir ­et blanc ­et rythmées avec une couleur bleue venant souligner un détail, une boucle.

En outre, la recherche des ces vidéos est née ­de la création d'une liste ­de mots clés, composée à partir du corpus ­de lettres écrites par les compositeurs. Ces mots-clés nous ont permis ­de restreindre notre contenu aux occurrences permises par ceux-ci.

Le concert fut jouée à l'auditorium du Concervatoire ­de Strasbourg, dans la salle Europe ­de Colmar ­et au sein du Kammermusiksaal Musikhochschule ­de Freibourg.

05.

Cliquez pour accéder au site. - version démo - optimisée pour Google Chrome.

"Vous êtes un maire au lendemain de la première guerre mondiale. Comme tant d'autre, vous décidez d'ériger en votre ville un lieu de mémoire dédié à ceux qui ne sont jamais revenus. Quels seront vos choix, comment construire votre monument aux morts idéal ?"

Le poilu victorieux est un webdocumentaire proposant à l'internaute de se plonger dans les questionnements du monument au travers de sa construction. Il va le guider dans cette tâche grâce à une série de choix et de décisions impactant la suite de son expérience. Souhaite-t-il un monument plutôt militaire ou allégorique ? Un socle à colonne vaut-il mieux qu'un socle en forme d'obélisque ? Doit-il ériger son monument sur la place publique de la ville ou près de l'école ?

Une fois son monument terminé, il va découvrir que chacun de ses choix a eu un impact sur le sens de celui-ci, le rendant plutôt héroïque ou plutôt humaniste. Enfin, vont lui être présenté des exemples réel du monument qu'il a choisi. Des "représentation" de celui-ci dans des villes et des villages un peu partout en France. Pouvant s'élever à plus de 130 exemples pour la statue la plus érigée, celle du Poilu Victorieux d'Eugène Bénet.

Lui amenant que les choix qu'il a réalisé se basent sur des catalogues, réel­lement envoyés à des com­munes désireuses de construire un monument après la guerre. Catalogues édités par des fonderies (celle de Durenne et du Val d'Osne furent ici utilisés) permettant de construire à monument prêt-à-poser pour un moindre coût.

Ce webdocumentaire souhaite ainsi poser la question de la sérialité du monument. Pourquoi, alors qu'il devrait être un hommage rendu par des familles à leur proches disparus à la guerre, et ainsi être extrêmement personnel et subjectif, ces monu­ments sont-ils construit en série ? Pourquoi regorgent-ils de symbole d'héroïsme et de patriotisme ? Pourquoi avoir ainsi érigé cette "image" populaire du poilu ?

Presque à se demander si l'industrialisation de la guerre ne s'est pas propagé à l'hommage qu'elle a provoqué. Une partie des réponses peuvent s'expliquer par l'appauvrissement des communes au lendemain de la guerre et au faible coût de ces monuments produit en série. Mais reste à nous demander ce que sont encore aujourd'hui, pour nous, ces monuments et qu'est-ce qu'ils représentent.

Webdocumentaire réalisé à partir du Workshop démarré par Upian pour l'exposition Onze Onze, Chaufferie - Hear - Novembre 2014.

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"Vous êtes un maire au lendemain de la première guerre mondiale. Comme tant d'autre, vous décidez d'ériger en votre ville un lieu de mémoire dédié à ceux qui ne sont jamais revenus. Quels seront vos choix, comment construire votre monument aux morts idéal ?"

Le poilu victorieux est un webdocumentaire proposant à l'internaute de se plonger dans les questionnements du monument au travers de sa construction. Il va le guider dans cette tâche grâce à une série de choix et de décisions impactant la suite de son expérience. Souhaite-t-il un monument plutôt militaire ou allégorique ? Un socle à colonne vaut-il mieux qu'un socle en forme d'obélisque ? Doit-il ériger son monument sur la place publique de la ville ou près de l'école ?

Une fois son monument terminé, il va découvrir que chacun de ses choix a eu un impact sur le sens de celui-ci, le rendant plutôt héroïque ou plutôt humaniste. Enfin, vont lui être présenté des exemples réel du monument qu'il a choisi. Des "représentation" de celui-ci dans des villes et des villages un peu partout en France. Pouvant s'élever à plus de 130 exemples pour la statue la plus érigée, celle du Poilu Victorieux d'Eugène Bénet.

Lui amenant que les choix qu'il a réalisé se basent sur des catalogues, réel­lement envoyés à des com­munes désireuses de construire un monument après la guerre. Catalogues édités par des fonderies (celle de Durenne et du Val d'Osne furent ici utilisés) permettant de construire à monument prêt-à-poser pour un moindre coût.

Ce webdocumentaire souhaite ainsi poser la question de la sérialité du monument. Pourquoi, alors qu'il devrait être un hommage rendu par des familles à leur proches disparus à la guerre, et ainsi être extrêmement personnel et subjectif, ces monu­ments sont-ils construit en série ? Pourquoi regorgent-ils de symbole d'héroïsme et de patriotisme ? Pourquoi avoir ainsi érigé cette "image" populaire du poilu ?

Presque à se demander si l'industrialisation de la guerre ne s'est pas propagé à l'hommage qu'elle a provoqué. Une partie des réponses peuvent s'expliquer par l'appauvrissement des communes au lendemain de la guerre et au faible coût de ces monuments produit en série. Mais reste à nous demander ce que sont encore aujourd'hui, pour nous, ces monuments et qu'est-ce qu'ils représentent.

Webdocumentaire réalisé à partir du Workshop démarré par Upian pour l'exposition Onze Onze, Chaufferie - Hear - Novembre 2014.

06.

Cette édition est une étape ­de recherche présentant l'histoire ­de l'architecture américaine au travers ­de maisons hantées représentatives ­ de différents styles architecturaux. Elle fut l'occasion ­de recomposer ­ de manière numérique les plans ­de ces maisons ­et leur visualisation en trois dimensions.

Elle se base sur l'idée que la hantise d'une maison n'est que la projection d'émotions au sein d'un objet (la maison) ­et se demande jusqu'où poursuivent ses émotions au travers des occurrences ­de cet objet.

C'est-à-dire, une maison étant construite par un architecte ayant dessinés des plans, parties essentielles ­de son existence, les plans sont-ils eux aussi hantés ? ­et qu'en est-il pour la représentation ­de la maison au travers d'une imagerie 3D ?

Cette édition joue alors avec les incarnations ­et "preuves" ­de hantises prisées par les chasseur ­de fantômes en les adaptant à l'essence du livre ­et à sa mise en page. Se basant alors sur des procès assez premier degrés.

Cependant, elle fut l'occasion ­de tracer un système ­de mise en pages très strict, au travers ­de grilles ­et ­de proportions typographiques. Dont tout l'intérêt fut ­de trouver des manières ­de briser son rythme ­et ­de sortir ­de sa structure pour créer la hantise.
Cette édition sera l'objet ­de travaux ultérieurs sur des questions similaires.

Cette édition est une étape ­de recherche présentant l'histoire ­de l'architecture américaine au travers ­de maisons hantées représentatives ­ de différents styles architecturaux. Elle fut l'occasion ­de recomposer ­ de manière numérique les plans ­de ces maisons ­et leur visualisation en trois dimensions.

Elle se base sur l'idée que la hantise d'une maison n'est que la projection d'émotions au sein d'un objet (la maison) ­et se demande jusqu'où poursuivent ses émotions au travers des occurrences ­de cet objet.

C'est-à-dire, une maison étant construite par un architecte ayant dessinés des plans, parties essentielles ­de son existence, les plans sont-ils eux aussi hantés ? ­et qu'en est-il pour la représentation ­de la maison au travers d'une imagerie 3D ?

Cette édition joue alors avec les incarnations ­et "preuves" ­de hantises prisées par les chasseur ­de fantômes en les adaptant à l'essence du livre ­et à sa mise en page. Se basant alors sur des procès assez premier degrés.

Cependant, elle fut l'occasion ­de tracer un système ­de mise en pages très strict, au travers ­de grilles ­et ­de proportions typographiques. Dont tout l'intérêt fut ­de trouver des manières ­de briser son rythme ­et ­de sortir ­de sa structure pour créer la hantise.
Cette édition sera l'objet ­de travaux ultérieurs sur des questions similaires.

07.

Projet démarré lors du workshop Écrire en grand lancé par Pierre di Sciullo. Le but de ce workshop était de déplacer une phrase dite, pron­oncée, criée, etc. dans l'espace public. La phrase choisie ici est présente sur la scène finale du film Planeta Bur de Pavel Klouchantsev. On y voit un cosmonaute s'écrier, après avoir découvert un artefact extra-terrestre sur Venus : они, как мы (Ils sont comme nous, selon les sous-titres).

Le jeu était de transcrire le rapport entre la phrase prononcée en russe dans le film et le temps d'affichage des sous-titres traduits. Donnant naissance à un premier projet où la phrase russe et la phrase française auraient été écrit sur la façade d'un immeuble possédant deux rangées de quatre fenêtres avec volets (huit volets).

La phrase russe serait visible tous volets fermé et la phrase française tous volets ouvert. Ainsi, les lettres composant la phrase évolueraient en fonction de l'activité du bâtiment. La confi­guration de la façade donne lieu à une composition des deux phrases à partir d'une grille de huit, les compressant ou les allongeant.

La suite de la recherche se base sur une envie de transcrire l'effet produit par l'ouverture ou la ferme­ture des volets sur la façade de l'immeuble au travers d'affiches. Donnant lieu à un travail de mélange des caractères russes et français, créant un nouvel alphabet, une nouvelle lecture. Mais également une envie de continuer expérimenter la compres­sion de phrases au travers de dif­férentes grilles, complexifiant encore la lecture.

L'idée est que la clef de compré­hension de la phrase ne peut se faire qu'en ayant vu les deux affiches. En effet, les caractères des deux langues ayant été mélangés, une affiche seule n'en contient pas assez pour permettre la compréhension. Ces différentes règles m'ont permis de travailler au dessin d'une typographie monospace, s'adaptant aux besoins de la grille.

Projet démarré lors du workshop Écrire en grand lancé par Pierre di Sciullo. Le but de ce workshop était de déplacer une phrase dite, pron­oncée, criée, etc. dans l'espace public. La phrase choisie ici est présente sur la scène finale du film Planeta Bur de Pavel Klouchantsev. On y voit un cosmonaute s'écrier, après avoir découvert un artefact extra-terrestre sur Venus : они, как мы (Ils sont comme nous, selon les sous-titres).

Le jeu était de transcrire le rapport entre la phrase prononcée en russe dans le film et le temps d'affichage des sous-titres traduits. Donnant naissance à un premier projet où la phrase russe et la phrase française auraient été écrit sur la façade d'un immeuble possédant deux rangées de quatre fenêtres avec volets (huit volets).

La phrase russe serait visible tous volets fermé et la phrase française tous volets ouvert. Ainsi, les lettres composant la phrase évolueraient en fonction de l'activité du bâtiment. La confi­guration de la façade donne lieu à une composition des deux phrases à partir d'une grille de huit, les compressant ou les allongeant.

La suite de la recherche se base sur une envie de transcrire l'effet produit par l'ouverture ou la ferme­ture des volets sur la façade de l'immeuble au travers d'affiches. Donnant lieu à un travail de mélange des caractères russes et français, créant un nouvel alphabet, une nouvelle lecture. Mais également une envie de continuer expérimenter la compres­sion de phrases au travers de dif­férentes grilles, complexifiant encore la lecture.

L'idée est que la clef de compré­hension de la phrase ne peut se faire qu'en ayant vu les deux affiches. En effet, les caractères des deux langues ayant été mélangés, une affiche seule n'en contient pas assez pour permettre la compréhension. Ces différentes règles m'ont permis de travailler au dessin d'une typographie monospace, s'adaptant aux besoins de la grille.

08.

Nouvelles Acquisitions est un magazine qui présentait les livres nouvellements acquis par la bibliothèque de la Haute École du Rhin à Strasbourg. Il est paru du mois de décembre 2013 au mois de mars 2014. Chaque volume tente présenter ces livres d'une manière différente en se contraignant à un temps de production très court.

Le numéro de décembre en présente l'intérieur, celui de janvier la couverture et son dos, celui de févrirer des retranscription de description de ces livres par des étudiants de l'école et celui de mars des photos de leurs emplacements dans la bibliothèque.

Romain Goetz & Estelle Bizet

Nouvelles Acquisitions est un magazine qui présentait les livres nouvellements acquis par la bibliothèque de la Haute École du Rhin à Strasbourg. Il est paru du mois de décembre 2013 au mois de mars 2014. Chaque volume tente présenter ces livres d'une manière différente en se contraignant à un temps de production très court.

Le numéro de décembre en présente l'intérieur, celui de janvier la couverture et son dos, celui de févrirer des retranscription de description de ces livres par des étudiants de l'école et celui de mars des photos de leurs emplacements dans la bibliothèque.

Romain Goetz & Estelle Bizet

09.

Livre qui a pour but de prouver que la Maison des Deux Sirènes à Nancy est une ancienne maison de passe homosexuelle.

C’est une réflexion sur le but et le sens d’une image/ d’une esthétique. Qu’est-ce qui est vrai aujourd’hui ? Si cette uchronie peut exister dans les liens qui existent entre les ima­ges, à la manière d’un Aby Warburg, ne nous permettent-elles pas de raconter ce que nous voulons ?

Entre blagues internes, jeux visuels et questionnements réels, il ne se compose que d'images liées entre-elles. Ornées d'un texte à l'illisibilité souhaitée, elles obligent à se servir de ses propres références pour se sortir du miasme visuel qu'est ce livre. Tout en tentant de répondre à la question : comment passe-t-on du triton, symbole mythologique puissant, à une culture visuelle gay 2.0 ?

Ces liens étant archaïques, injustifiables, bourrés d'axiomes, de non questionnement historique et d'interprétations contemporaines, la mise en page c'est voulue repren­dre leur obscurantisme.

Mais, au-delà de l’aspect plaisant de ce livret, il se veut interrogateur. Nous ne question­nons jamais assez le sens et la prove­nance des images qui nous entou­rent. De plus, si ces images sont fantômes résultant d’un passé qui ne nous touche (presque) plus, le fait qu’elles proviennent de notre quotidien visuel, de notre flux informatif incessant, ne nous permet-il pas d’affirmer qu’elles nous appartiennent ?

Exemplaire unique, impression laser sur papier glacé, relié à Strasbourg. Présenté à l'exposition "Légende" de la galerie My Monkey.

Livre qui a pour but de prouver que la Maison des Deux Sirènes à Nancy est une ancienne maison de passe homosexuelle.

C’est une réflexion sur le but et le sens d’une image/ d’une esthétique. Qu’est-ce qui est vrai aujourd’hui ? Si cette uchronie peut exister dans les liens qui existent entre les ima­ges, à la manière d’un Aby Warburg, ne nous permettent-elles pas de raconter ce que nous voulons ?

Entre blagues internes, jeux visuels et questionnements réels, il ne se compose que d'images liées entre-elles. Ornées d'un texte à l'illisibilité souhaitée, elles obligent à se servir de ses propres références pour se sortir du miasme visuel qu'est ce livre. Tout en tentant de répondre à la question : comment passe-t-on du triton, symbole mythologique puissant, à une culture visuelle gay 2.0 ?

Ces liens étant archaïques, injustifiables, bourrés d'axiomes, de non questionnement historique et d'interprétations contemporaines, la mise en page c'est voulue repren­dre leur obscurantisme.

Mais, au-delà de l’aspect plaisant de ce livret, il se veut interrogateur. Nous ne question­nons jamais assez le sens et la prove­nance des images qui nous entou­rent. De plus, si ces images sont fantômes résultant d’un passé qui ne nous touche (presque) plus, le fait qu’elles proviennent de notre quotidien visuel, de notre flux informatif incessant, ne nous permet-il pas d’affirmer qu’elles nous appartiennent ?

Exemplaire unique, impression laser sur papier glacé, relié à Strasbourg. Présenté à l'exposition "Légende" de la galerie My Monkey.

10.

Identité graphique de l'exposition Cette soif qui invente les sources de la HEAR au Frac Alsace dans le cadre d’Arts, Sciences et Société, un séminaire de la Haute école des arts du Rhin, groupe No Name.

Amour. "Au-delà du classique ralenti sur fond de soleil couchant, le mot endosse bien des sens. Nombreux sont ceux à puiser l’inspiration dans sa pluralité, artistes en tête. Car il faut bien admettre que le sujet est universel. Comment alors l’aborder de manière singulière et contemporaine ? Cheveux au vent, dix-huit jeunes artistes ont cherché à explorer ce vaste thème et à exprimer leurs propres points de vue."

Impression numérique & sérigraphie.

Romain Goetz & Estelle Bizet & Léna Robin & Zoé Quentel

Identité graphique de l'exposition Cette soif qui invente les sources de la HEAR au Frac Alsace dans le cadre d’Arts, Sciences et Société, un séminaire de la Haute école des arts du Rhin, groupe No Name.

Amour. "Au-delà du classique ralenti sur fond de soleil couchant, le mot endosse bien des sens. Nombreux sont ceux à puiser l’inspiration dans sa pluralité, artistes en tête. Car il faut bien admettre que le sujet est universel. Comment alors l’aborder de manière singulière et contemporaine ? Cheveux au vent, dix-huit jeunes artistes ont cherché à explorer ce vaste thème et à exprimer leurs propres points de vue."

Impression numérique & sérigraphie.

Romain Goetz & Estelle Bizet & Léna Robin & Zoé Quentel

11.

Teaser d'une minute trente il­lustrant l'album Eve du groupe UFO Mammut. S'ap­propriant la notion de boucle, allié aux précurseurs des techniques d'animations et recyclant des plans tirés de films de science-fiction des années 60.
Puisant dans les inspirations spacio-mystiques qui définissent le groupe, nous avons pensé notre objet en accord avec l'esprit qu'induit le genre musical de l'album (Doom Metal).

Il s'accompagne de l'identité visuelle de la pochète de vinyl, indue au clip. Son livret reprend ces boucles d'images, décomposant en 12 images secondes, guerrier intergalactique, monstres extra-terrestres et contemplation planétaire.
Il s'est vite imposé comme une construction étrange, presque inquiétante, s'ancrant tout autant dans une architecture cinématographique expressionniste que dans une culture psychédélique post-sixties.

S'y ajoute un recyclage esthétique de séquences de films de science-fiction, dit de " série-B ".

Des films-ovnis, que l'histoire à oubliés, tant par leur pauvreté scénaristique que pour leur mauvais goût aberrant. Des reprises, "remakes" de grandes licences qui ont mal tournés, uniquement regardés aujourd'hui par quelques amateurs du genre.

Nous ré-appropriant les symboles de ces œuvres ratées, sous-cultures "sectaires", et autres universaux allures peu revigorantes, nous proposons un design graphiquement fort, massif, à la production lourde. S'amenant plus comme une édition "de collection" que comme un objet viable à grand rendement. Le vinyl en lui-même vous permet de reproduire le teaser sur votre platine.

Avril 2013 — (Romain Goetz & Cyril Faucher)

Teaser d'une minute trente il­lustrant l'album Eve du groupe UFO Mammut. S'ap­propriant la notion de boucle, allié aux précurseurs des techniques d'animations et recyclant des plans tirés de films de science-fiction des années 60.
Puisant dans les inspirations spacio-mystiques qui définissent le groupe, nous avons pensé notre objet en accord avec l'esprit qu'induit le genre musical de l'album (Doom Metal).

Il s'accompagne de l'identité visuelle de la pochète de vinyl, indue au clip. Son livret reprend ces boucles d'images, décomposant en 12 images secondes, guerrier intergalactique, monstres extra-terrestres et contemplation planétaire.
Il s'est vite imposé comme une construction étrange, presque inquiétante, s'ancrant tout autant dans une architecture cinématographique expressionniste que dans une culture psychédélique post-sixties.

S'y ajoute un recyclage esthétique de séquences de films de science-fiction, dit de " série-B ".

Des films-ovnis, que l'histoire à oubliés, tant par leur pauvreté scénaristique que pour leur mauvais goût aberrant. Des reprises, "remakes" de grandes licences qui ont mal tournés, uniquement regardés aujourd'hui par quelques amateurs du genre.

Nous ré-appropriant les symboles de ces œuvres ratées, sous-cultures "sectaires", et autres universaux allures peu revigorantes, nous proposons un design graphiquement fort, massif, à la production lourde. S'amenant plus comme une édition "de collection" que comme un objet viable à grand rendement. Le vinyl en lui-même vous permet de reproduire le teaser sur votre platine.

Avril 2013 — (Romain Goetz & Cyril Faucher)