Chargement

Romain Goetz : coucou@romaingoetz.fr

Mémoire libre disponible

Outil, archivage & processus.

Mise au clair //19-04-2017

Je m'intéresse à la manière dont nous rangeons nos fichiers au sein de dossiers. C'est-à-dire que pour un projet x, nous allons usuellement créer un dossier nommé en fonction du projet dans lequel sera rangé tous les fichiers nécessaires à la création du projet. Ainsi, pour un projet fini, nous pourrions faire l'archéologie de son dossier et retrouver, grâce aux fichiers qui y sont rangés, toutes les étapes de son élaboration, de sa conception, de sa création et voir même de sa fabrication. Ce dossier et la manière dont il est rangé/organisé serait alors révélateur d'un processus de création. La manière dont la (ou les) personne(s) à l'origine du projet ont rangé tous ces fichiers serait une trace de leur processus, de leurs réflexions. Nous pourrions comparer le dossier en lui-même à une image de pensée. Partant de ce postulat, je me demande comment comprendre, analyser ces manières de ranger/d'organiser ces dossiers et fichiers pour voir quelles sont leurs influences sur nos systèmes de pensée et quelles influences ont nos ces systèmes sur eux. Voir si modifier le rangement/l'organisation transforme également les processus et donc l'élaboration du travail.

Si les manières de ranger non réfléchies pourraient presque être qualifiées d'innées (même si probablement fortement influencées par l'interface du système d'exploitation), une fois que nous commençons à vouloir les analyser, les comprendre et les travailler avec elles, nous organisons ce rangement. Il devient un rangement "réfléchi". C'est-à-dire qu'en fonction de critères que nous aurions choisis (ou de contraintes qui nous seraient imposées) nous allons ranger nos dossiers et fichiers d'une manière particulière. À mon sens, il y aurait deux grande branches qui définiraient les types d'organisations possibles : le Pragmatisme et la Recherche. Le pragmatisme serait l'idée d'organiser son rangement dans un but purement utile et la recherche, l'idée d'organiser son rangement pour générer un processus créatif. En soi, ces deux branches ne sont pas opposées et de nombreux passages entre-elles existent.


Pragmatisme :

Cette branche contient trois grandes principes d'organisations que je pense décrire. Elle ne sont pas exhaustives mais proviennent de mes observations sur ma propre pratique. J'ai ainsi pu relevé jusqu'à présent : 


  • L'envie de pérenniser les fichiers sources d'un travail. De trouver la manière la plus efficace (la plus compacte en poids, mais également la plus facilement lisible en fonction des évolutions des logiciels) de ranger un travail, pour pouvoir par la suite l'archiver. Nous pourrions nommer ce principe "Archivage". (Questions sur lesquelles je me suis penchées lors de la perte de mon disque dur externe et pour lesquelles je travaille actuellement sur un système d'archivage)

  • Permettre à un groupe de travailler sur les mêmes fichiers sources et ainsi les rendre le plus accessible possible. En effet, si nous avons tous des habitudes face aux interfaces, applications et logiciels (soit que nous avons les personnalisé en fonction de nos habitudes soit que nos habitudes se sont forgées face à eux), il est difficile pour une personne externe de s'inscrire un sein du projet de quelqu'un d'autre. Il lui faudrait rentrer au sein du système mis en place par la personne qui en serait l'auteur. Prendre le temps de comprendre son fonctionnement. Ainsi, nous pourrions avoir l'envie d'organiser nos fichiers et dossiers d'une manière claire et simple, voir neutre, et d'imposer à tous cette même organisation. (Questions auxquelles j'ai été confronté lors de mon stage au sein d'une agence de production web, cet été.)

  • Augmenter sa productivité sur son ordinateur est également un principe pragmatique. L'idée d'arriver de plus en plus rapidement à retrouver les fichiers que l'on cherche au sein de son rangement et de, par exemple, passer d'un rangement par provenance à un rangement basé sur l'utilisation que nous avons de nos fichiers.
Nous effectuons ic un lien vers la seconde branche assez évident. En effet, modifier son rangement en vue d'accroitre sa productivité serait une possibilité de changer ses méthodes de fonctionnement face à l'outil ordinateur et amène vers une transformation de nos processus.



Recherches

La branche de recherche est le coeur de l'analyse de mon mémoire. (Par rapport à cela, les différentes parties exprimées auparavant ne sont pas là uniquement pour un but d'exhaustivité de l'analyse, mais simplement parce que je considère qu'elles sont indissociable.)

L'idée étant, vu que le rangement organisé de nos fichiers peut être révélateur d'un système de pensée, il est envisageable qu'il en devienne un. Nous pourrions tenter de construire un système de pensée, (ou plus modestement, d'influencer le notre) en modifiant notre rangement "réfléchi". Par exemple, en reprenant le troisième principe "pragmatique", nous pourrions considérer l'arborescence de rangement comme un espace et ainsi effectuer une comparaison entre la création d'un espace physique (un lieu de travail par exemple) que l'on jugerai plus propice à la productivité et le rangement d'un ordinateur nous permettant d'être plus actifs. D'un autre côté, forcer certains principes rangement pourraient nous amener à créer des corrélations, voir des coïncidences d'idées qui ne seraient pas apparues autrement (presque reliée à la sérendipité, l'idée étant de produire des moyens imprévus). Dans la même idée, toujours en considérant le bureau comme un espace, nous pourrions considérer les systèmes de pensée comme relevant eux-même d'espaces. Partir sur une notion spatiale de nos systèmes de pensée et presque arriver à trouver un parallélisme entre l'univers numérique et l'univers de la pensée. (à travailler, pas encore assez clair)

Pour continuer, nous nous construisons principalement par des projections de notre esprit dans notre environnement et que, par ce biais, notre confrontation au numérique transforme profondément nos archétypes de pensée. Ainsi, projetant notre processus de réflexion au sein du système de rangement que nous employons, ils vont tout deux se transformer, voir devenir hybride. (Presque interdépendant). Là, deux points de réflexion se croisent. Une première partie serait de dire que lorsque nous commençons à organiser nos manières de ranger pour qu'elles deviennent "réfléchies", nous nous basons sur l'interface, le système qui à été mis en place par les développeurs du système d'exploitation employé pour cela. (Dossier, Sous-dossier.) Ainsi, notre rangement est contraint par cette limite de base. En effet, ce sont, en soi, des espaces destinés à être utilisés et on été pensé pour. Nous évoluons ainsi dans des espaces pré-pensé pour diriger notre action. 
Et nous pourrions nous demander dans quelle mesure l’interface influence nos actions et systèmes de pensée ? Mais aussi, quelle dépendance se crée au fonctionnement de l'interface, de l’application, du logiciel ? (à développer.)

La seconde partie de ces deux points de reflétions se base su l'idée que notre pensée n'est pas uniquement composée de systèmes raisonnés (et c'est la ou le terme système n'est plus adéquat) mais nous fonctionnons également au travers d'émotion, de sensible et d'affect. Ainsi, si nous nous projetons au sein de ces univers numériques et, que par métonymie, nous projetons nos systèmes de pensée au travers de rangements "réfléchis", nous n'y projetons pas que le côté raisonné notre pensée, mais également tout le sensible, l'affect et l'émotion qui viennent avec. Ce rangement, qui lui est à la base un système purement"mathématique", se voit injecter tout une part de sensible pour lesquels il n'est pas fait. Et, vu que nous fonctionnons, nous nous construisons en récupérant, interprétant ce que nous renvoient ces environnements au seins desquels nous nous sommes projetés, je me demande ce que peut nous renvoyer un rangement au sein duquel nous aurions projeté du sensible. Et à quel point le fait que ce soit des systèmes pré-pensé influe sur cette récupération. Comment évolue ce point de passage entre la pensée et l'ordinateur en lui même ?

Pour étayer l'idée, je rapproche cette notions à ces objets au sein desquels à été inséré une telle part de sensible, d'émotivité et d'affect qu'ils finissent par prendre une place qui n'est pas du tout la leur à la base. Je pense aux objets à caractère magique des civilisations primaire, ou la spiritualité se plaçait au travers de l'objet qui devenait réceptacle des volontés ou des incarnations divines. Ou encore des monuments aux morts, qui étaient des objets sériels fabriqués en masses par des fonderies, mais au sein desquels à été inséré tout le deuil des familles des disparus et le respect, l'affect qu'impose la cérémonie, l'hommage. Au final, ce sont des objets qui, n'ayant aucune valeur émotionnelle de base, vu que produit en masse ou simple assemblage, prennent une valeur conséquente, soit par leur conception, soit par l'affect qui à été projeté à l'intérieur.

Aussi, ne pourrions-nous pas tenter de créer un rangement organisé qui prendrait entièrement part à l'aspect sensible de la réflexion ? Jusqu'à quel point, partant de ce principe de passage entre la pensée et le numérique, l'ordinateur devient-il une extension corporelle, mémorielle et même organique ? Quelles valeurs prendraient nos systèmes s'ils devenaient des objets ritualisés (les exemples cité ci-dessus prenant presque toujours part à un processus de ritualisation) à même de devenir des espaces différents, n'ayant pas le même statut ?

—————

Une partie que je souhaite inclure dans mon mémoire car je la considère comme partie prenante de la réflexion, est une tentative de définition de l'ordinateur. Le but de tenter de décrire la limite qui existe entre cet objet et l'outil / l'espace / le médium qu'il représente. Explique pourquoi il se situe au delà d'une extension organique liée à un usage précis et devient, en quelque sorte, une extension de la pensée, des processus et des fonctionnements. Qu'ils soient réfléchi ou non.

1

Vocabulaire //19-04-2017

Au sein de ma recherche, je suis confronté à un problème de termes bien spécifiques à l'emploi d'un ordinateur. Car, si en français "classer", "classifier", "ranger", "trier", "organiser"... sont des synonymes, ils ont ici une signification bien particulière. Ainsi, pour éviter tout amalgame ou contre-sens, je tente de mettre des mots sur les actions bien précises que j'analyse. Ils n'ont, bien entendu, aucune valeur de définition, j'essaye simplement de trouver des expressions au plus proche du sens que leur donne. D'autres définitions présentes dans ce lexique pourraient parraître non-utile car tombant sous le sens, cependant je tente de clarifier leur définition.

(C'est encore à retravailler)

Fichier : Par fichier, j'entends tout les documents utilisé par l'utilisateur de l'ordinateur et pouvant potentiellement être rangé. Partant du principe qu'un ordinateur ne fonctionne qu'à partir de fichiers dont il va se servir pour agir sur des fichier permettant de créer d'autres fichiers ayant la valeur de traces des actions qu'il a pu effectuer. (une application, un logiciel, un système d'exploitation n'étant que du code placé au sein de fichiers permettant de créer d'autre fichiers via l'utisation de l'ordiateur.)

Dossier : Le dossier est un groupe contant plusieurs fichiers et pouvant être nommé. La base du rangement sur ordinateur fonctionnant via une arborescence de dossiers et de sous-dossiers.

Rangement : Par rangement, j'appelle la manière que nous avons de ranger nos fichiers de manière "innée". C'est-à-dire, la manière dont nous rangeons de base. Comme si quelqu'un rangeait tous ses fichiers sur son bureau, ou se serait crée des dossiers nommé simplement, ou utiliserait les dossiers "images" "document" présent naturellement au sein de l'interface. Ce rangement est ici considéré comme non réfléchi et presque construit de manière archaïque. Un équivalent employé serait "Rangement inné".

Organiser : Par Organiser, j'entends l'action de réflechir sur les manières que nous avons de ranger et donc de trouver des systèmes pour organiser ce rangement. Ce que j'appelle également "Rangement réfléchi"

Archivage : Archiver tente ici d'être au plus proche de la définition "d'archivage électronique". C'est-à-dire, l'action de stocker et de conserver des dossiers. Néanmoins, je restreins ici ce terme à l'idée d'un stockage en fin de cycle, c'est-à-dire, une fois que toutes les actions concernant un projet ont été effectuées. Il existe un archivage actif, ou un projet serait archivé dès le départ et ou les informations le concernant seraient archivées au fur et à mesure. Cependant, ce type d'archivage est le principe de base de ce que j'appelle un "rangement réfléchi" et je préfère ainsi restreindre le terme pour éviter les contradictions.

2

Dossier : intelligence artificielle //19-04-2017

Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle Dossier : intelligence artificielle

3

Bibliographie //19-04-2017

(Non définitive)

"La condition numérique" — Jean-François Fogel et Bruno Patino - broché - 216 pages - Grasset (3 avril 2013) - Essais Français.

"Un monde de données" — Hubert Guillaud - ePub - 314 pages - publie.net (13 décembre 2011) - Washing Machine.

"Pour un humanisme numérique" — Milad Doueihi - broché - 177 pages - Seuil (10 février 2011) - La Librairie du XXe siècle.

"Le tournant numérique de l'esthétique" — Nicolas Thély - ePub - 200 pages - publie.net (25 janvier 2012) - Critique & Essai.

"Can jokes bring down governments ?" — Metahaven - ePub - 49 pages Strelka Press (1 avril 2013).

"Digital Studies" — Organologie des savoirs et technologies de la connaissance - Bernard Stiegler - broché - 192 pages - FYP EDITIONS (10 mars 2014) - Nouveau monde industriel.

"L'invention du quotidien" — Michel de Certeau - poche - 347 pages - Gallimard - Nouv. éd. (1990) - Folio essais.

"Penser/classer" — Georges Perec - Broché - 175 pages - Seuil - La Librairie du XXe siècle (6 mai 2003) - Librairie du XXIe siècle.

"La culture du narcissisme" — Christopher Lasch - poche - 332 pages - Flammarion (8 septembre 2008) - Champs Essais.

"Images de pensée" — Marie-Haude Caraës et Nicole Marchand-Zanartu - broché - 127 pages - RMN (20 janvier 2011).

"La Conservation De L'art Numerique" — Theorie Et Pratique: Le Projet Digital Art Conservation - Bernhard Serexhe (Sous la direction de) - relié - 600 pages - Springer (29 juin 2013).

Sitographie

(Non définitive)

"Albertine - Albertine Meunier =+ou- Catherine Ramus" — Albertine Meunier - http://www.albertinemeunier.net/ - (consulté en juin 2014).

"Désordre" — Philippe de Jonckheere - http://www.desordre.net/ - (consulté en juin 2014).
"Digital Studies" — institut de recherche et d'innovation (IRI) - http://digital-studies.org/wp/ - (consulté en juin 2014).

"TECHN0POLIS" — Amaelle Guiton - http://www.techn0polis.net/ - (consulté en juin 2014).

"L’Observatoire des pratiques de création de l’image numérique (Obs/IN )" — Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, l’IUT d’Arles (Aix Marseille Université) et l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence et al. - http://observatoireimagenumerique.com/ - (consulté en juin 2014).

"Rhizome" — Mark Tribe et al. - http://rhizome.org/ - (consulté en juin 2014).

"Digital Art Conservation" — ZKM | Centre d'Art et de Technologie des Medias Karlsruhe - http://www.digitalartconservation.org/ - (consulté en juin 2014).

"Est-ce que Google nous rend idiots ?" — Nicholas Carr - juin 2008 - The Atlantic
(Traduction Framalang : Penguin, Olivier et Don Rico) - http://www.framablog.org/... - (consulté en juin 2014).

"Poptronics" — Annick Rivoire et al - http://www.poptronics.fr/ - (consulté en juin 2014).

Conférences

(Liste non définitive)

"Les vraies ruptures d'internets" — Serge Soudoplatoff - Les Ernest - (février 2010).

"Rencontre / Le roman de Chris Marker" — Kiki Picasso, Annick Rivoire et Christophe Jacquet : Chris Marker, activiste (revues et réseaux) -
Service audiovisuel (Réalisateur) - (2013).

Podcast & Radios

(Liste non définitive)

"Un net désordre" — Pas la peine de crier - Marie Richeux - 10.09.2012 - 16:00.

"Mythologies du Darknet" — Place de la toile - Xavier de la Porte - 30.11.2013 - 18:10.

4

Post Internet //19-04-2017

Post Internet

5

The Temple Operating System //19-04-2017

The Temple Operating System

Source

6

N. Katherine Hayles //19-04-2017

N. Katherine Hayles N. Katherine Hayles

My Mother Was a Computer: Digital Subjects and Literary Texts

How We Became Posthuman: Virtual Bodies in Cybernetics, Literature, and Informatics

7

Médor //19-04-2017

Médor

*"La revue Médor est un trimestriel d’enquêtes, de récits, de portraits de grands reportages dans un petit pays (essentiellement réalisées en Belgique). Il s'installe sur un format 16 x 23 cm (portrait) et comprend 128 pages, imprimées en quadrichromie, dont un cahier photo de 48 pages. Il compte 5000 exemplaires par numéro.

Médor, le grand mag' d'un petit pays La revue Médor est un trimestriel d’enquêtes, de récits, de portraits et de grands reportages sur un petit pays, la Belgique. Médor s’inscrit dans la philosophie des mooks nés dans la foulée de XXI. Récits longs, qualité d'écriture, mélange des genres visuels, et blablabla (pour la suite, allez voir l’original, XXI, c’est toujours mieux). Médor fait du journalisme. Médor évoque le réel sans confusion de genre. Rien dans Médor ne sera hors du champs de l’information, il n’y aura ni nouvelles, ni fiction, encore moins des mélange de pratiques fiction-journalisme de type «Bye Bye Belgium» ou le «roman journalistique» de BHL. Cet intransigeance implique que rien ne peut être inventé, rien ne peut être reconstruit sans élément tangible permettant la reconstruction des faits. Cette intransigeance porte sur les faits relatés (le réel) mais elle n’empêche pas un traitement original (inclusion du « je » journalistique, nouvelle forme de narration, etc.) Médor n'est pas de gauche et reprend à son compte le propos de Robert Fisk sur le journalisme : « Etre impartiaux et objectifs, du coté de ceux qui souffrent ». Médor dénonce une situation parce qu’elle est injuste. Si des éléments infirment l'approche, ils doivent être mentionnés. Médor n'est pas dans la conviction, mais dans la recherche de vérité (qui doit se suffire à elle-même pour justifier des dénonciations). (texte tiré de la réunion de décembre 2012).

Médor t’intéressera par ses chemins fraîchement ouverts ; Médor te déstressera par son "humour sérieux" (mais jamais grave), son ton accessible, tranchant, concret, drôle, acide, frondeur, révolté (sans diatribe révolutionnaire), voire légèrement choquant. C'est l’humour des plus faibles qui habillera l'indignation. Les styles éthérés, ampoulés, redondants, grandiloquents, ou autres seront férocement pourchassés. Médor te surprendra par sa recherche permanente (de sujet, de graphisme, de pratiques innovantes, de points de vue). Cherche Médor, cherche! Médor adore les points de vue forts. Médor est politique mais ne fait pas de politique. Médor s’efforce d’avoir son regard sur la vie, l’actualité, la société. Médor est une revue indépendante de tous. Du politique (pas de subsides) et des annonceurs publicitaires (cfr. Médor et la pub). Le seul maître à bord, c’est le coopérateur (membre de la coopérative, détenteur d'une part). Médor existe pour être lu, mais ne cherchera pas à satisfaire le goût des lecteurs. Médor crée un univers cohérent et espère ensuite que le lecteur l'y rejoindra. Médor se concentre sur ce qu'il veut donner, pas sur ce que le lecteur veut recevoir. Il fournit l'occasion de se découvrir de nouveaux goûts."*

Source

Open Source Publishing inclut intégralement le processus et la technique au sein de tous leurs projets. Toutes leurs sources étant ouvertes et le logiciels qu'ils utilisent, libres, leur travail éditorial a évolué en fonction.

8

Studio Speculoos //19-04-2017

Studio Speculoos

Exploring several practices around graphic design, he currently drives the studio Speculoos. Pierre is interested in using free sofware to re-learn to work in other ways and collaboratively on cartography, type design, web interface, schematic illustration, book design and teaching these practices. Along participating in OSP, he articulate residential spaces and narratives through the artists temporary alliance Potential Estate and develop collaborative and subjective mapping with Towards and others Brussels urban projects.

Source

9

Est-ce que Google nous rend idiots ? //19-04-2017

Is Google Making Us Stupid?

Nicholas Carr - juin 2008 - The Atlantic (Traduction Framalang : Penguin, Olivier et Don Rico)

" « Dave, arrête. Arrête, s’il te plaît. Arrête Dave. Vas-tu t’arrêter, Dave ? » Ainsi le super-ordinateur HAL suppliait l’implacable astronaute Dave Bowman dans une scène célèbre et singulièrement poignante à la fin du film de Stanley Kubrick 2001, l’odyssée de l’espace. Bowman, qui avait failli être envoyé à la mort, au fin fond de l’espace, par la machine détraquée, est en train de déconnecter calmement et froidement les circuits mémoires qui contrôlent son « cerveau » électronique. « Dave, mon esprit est en train de disparaître », dit HAL, désespérément. « Je le sens. Je le sens. »

Moi aussi, je le sens. Ces dernières années, j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Mon esprit ne disparaît pas, je n’irai pas jusque là, mais il est en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu’avant..."

Source

Transformation des pratiques face aux usages d'internets et de l'information continue — plus liée à une pratique "sociale" qu'inhérante à un process, mais intéressant dans le sens de la construction de la pensée à travers le média.

10

FullPrint.pliage //19-04-2017

FullPrint.pliage

11

Node n°3 //19-04-2017

  • Je postule l'ordinateur comme un médium/espace/outil ? Pourquoi, comment ?

  • Je m'intéresse aux actions sur celui-ci, aux liens entre elles et aux traces qu'elle laissent

  • Je les inclus au sein même du processus de création et de réflexion

  • S'intéresser à nos traces nous permetterait de mieux comprendre nos cheminements et actions sur cet outil/espace/médium

  • En quoi est-il un outil ? Qu'est ce qui le différencie des autres outils ?

  • Est-ce qu'il nous infulence ? Est-ce qu'on adapte nos manières de pensée en fonction de lui ?

  • Comment travaille-t-on ?

  • Création assisté par ordinateur

m'intéresser aux architectures de fichiers, aux manières que nous avons d'utiliser nos softwares. De ranger/classer nos fichiers. Questionnement sur le passé/présent --> l'accès à nos fichiers, à nos sauvegardes et backups nous permet de faire l'archéologie de notre propre travail et de questionner nos étapes.


Comment transformer tout ça en mémoire ?

--> simpifier le quesitonnement

Qu'est ce qui caratérise le processus graphique numérique ?

Comment notre utilisation du numérique influence-t-il nos processus graphiques ?

Question trops générales. Je ne puis me permettre de parler de processus graphique aux vues de son histoire et de ses mutiples facettes.

Graphisme de soi, en confrontation avec le processus graphique ?

Qu'est ce que le graphisme de soi ? Se mettre en scène dans un espace donné aux travers de processus graphiques -> images / mise en page / en espace. --> presonalisation et classification

Le noeud se situe dans le fait qu'on évolue dans un espace pensé pour qu'on évolue à l'intérieur.

Quel contôle ? Quelle influence ?

12

Le tournant numérique de l'esthétique //19-04-2017

Le tournant numérique de l'esthétique

"Dans Le tournant numérique de l'esthétique, Nicolas Thély parle de pratiques artistiques et de pratiques amateurs contemporaines. Il nous invite à nous ressaisir du rôle des nouvelles technologies dans la production esthétique du regard. Car le numérique bouleverse le regard.

Comment percevoir ces changements ? Comment penser ces évolutions bientôt radicales ? Nicolas Thély trouve une juste distance : il place sa réflexion au plus près des œuvres, des formes et des pratiques et trouve le pas de côté qu’il faut pour permettre au lecteur de comprendre comment, depuis une quinzaine d’années, le numérique est une expérience qui irradie les formes, qui induit des transformations profondes.

Le tournant numérique de l'esthétique est dans la logique de l’après-coup. Il nous permet de saisir à partir des œuvres et des pratiques ce qui n’est déjà plus et nous donne des outils pour comprendre l’actualité mouvante de notre monde, la complexité de nos expériences contemporaines. Et de prendre alors conscience des changements de la sensibilité et de l’inscription du numérique dans notre humanité même. Car ce monde numérique, c’est profondément et esthétiquement le nôtre.

Evidence du sujet, des enjeux soulevés, des thèmes et des questions abordées, analysées. Conviction ensuite que cette publication numérique sur publie.net était le prolongement d’un geste réflexif. Evidence enfin de la cohérence d’ensemble : on avance dans une pensée qui s’expérimente avec les formes nouvelles, les pratiques en devenir, ces imperceptibles transformations qui, bientôt, auront radicalement changé les existences."

Sébastien Rongier

Source

13