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Romain Goetz : coucou@romaingoetz.fr

Pré-Superstitio

"Tout le fantastique est rupture de l'ordre reconnu, irruption de l'inadmissible au sein de l'inaltérable légalité quotidienne." Roger Caillois

Ian Cheng – Between Human and Non-Human //10-01-2018

Ian Cheng – Between Human and Non-Human

In Liu Cixin’s award-winning sci-fi novel The Three Body Problem, humans come into contact with an alien civilization on the brink of environmental destruction. In order to visualize and understand a species with an entirely foreign biological, sociological, and ethical organization, scientists built a simulated game in which players could interact with this landscape from a humanistic perspective: dress up as Einstein, climb atop pyramids, or roam the Warring States. After all, what are we but blinded by the hallmarks of human achievement? With his ambitious Emissaries Trilogy, artist Ian Cheng comes close to tackling that conundrum from the opposite standpoint, that is a non-anthropocentric one. He asks the question, can a simulation operating on its own rules and logic, take on a life of its own, and offer insights on the nature of our own chaotic consciousness?

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Second, as Cheng has formulated in Mousse Magazine, simulation reaches a conceptual tipping point for human identity and historical understanding. Used in forecasting the weather, election results, and other predictions models, it is an “imitation of a reality”, a “model of a system”, a tool for understanding a world with too many intertwining forces, networks, and dimensions to be essentialized into simple categories. To grasp the role it plays in past, present, and future, a lot of prioritizations rooted in Western thought—reality over imitation, human over the non-human, culture over nature, the earthly over the cosmological—need to be overturned and reconfigured. As Bruno Latour speculates in We have Never Been Modern, rather than maintain the illusion that modernity and progress are somehow stable reference points, “we are going to have to slow down, reorient and regulate the proliferation of monsters by representing their existence officially”[1]. Perhaps these monsters are manifest in the surprising points of convergence and divergence between the emissaries’ quests and our own existential questions.

article
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20180110

Scott Macdonald - Cinéma américain altérnatif //05-01-2018

Au cinéma, toute l'attention créative, critique et analytique est (la plupart du temps) entièrement dévolue à cet unique objet, ce produit, cet événement, ce moment de vie du film, là-haut sur l'écran. On nous dit : regardez , pas ailleurs, c'est que ça se passe, c'est que se situe le problème ; la dialectique est circonscrite au rapport que nous entretenons avec ça. Et si nous considérions cette attitude du public comme une forme particulière de passivité ? Ce regardez là est un appel à votre conscience pour que vous compreniez mes problèmes, ma vision du monde et non la vôtre. En me gratifiant d'un public, les spectateurs abandonnent leur propre conception du monde, et en formant cette audience inépuisable dans toutes les sphères de la vice, que ce soit dans le domaine artistique, à l'école, au travail, dans leur vie civique et politique, ou ailleurs, ils deviennent captifs de cette habitude d'écouter les autres. C'est tout particulièrement sensible dans le domaine de l'art puisque cette forme a valeur d'exemple et que la servitude du rapport passif à l'action en sort publiquement renforcée. À de tr!s rares exceptions près, l'art cinématographique tout entier perpétue ce format unilatéral de transmission.

Scott Macdonald et le cinéma américain alternatif - Scott Macdonald - 1979 — Media Crisis - Peter Watkins - 2015

20180105

Alien - la naissance d'un monstre //05-01-2018

Alien représente une mythologie fondamentale du monde contemporain. L'espace science-fictionnel vient décrire les impensés de notre monde.

Le monstre apparaît comme la mutation de la figure de l'étranger. Or comme pour d'autres mythes, le Cheval de Troie par exemple, l'ennemi n'est pas à l’extérieur mais bien à l'intérieur. Ces mythes transforment les rapports entre soi et l'Autre.

Raphael Bessis

Pour toute une génération, la saga des films consacrés à Alien, « le huitième passager » est devenue emblématique du monde en devenir. La nature de sa monstruosité est si puissante qu’il a fini par pénétrer la pensée des philosophes dont il a marqué la jeunesse. Ce recueil s’attache ainsi à montrer l’épouvante que suscite notre rapport au réel, tel que nous l’avons domestiqué. Dans la violence de ce prédateur, nous nous percevons nous-mêmes, avec notre rage destructrice. L’alien est certes inhumain, mais il partage avec la proie que nous sommes un pouvoir d’anéantissement qui nous imite en tant qu’envahisseur de la nature.
L’alien, meurtrier des dieux, nous extermine, mais laisse vivre les chats et les androïdes auxquels il est indifférent. Dans cette valorisation de l’animal et de la machine au détriment des humains, il semblerait que se dévoile une autre vie, sous les traits d’une femme. En elle, se rejouent une chance, une hybridation avec l’univers pour laisser monter comme une «  nouvelle alliance  », un nouvel avenir des machines associées aux hommes.

Métaphysique d’Alien réunit des textes d’Elie During, Jean-Clet Martin, Raphaël Bessis, Charles H. Gerbet, Laurent de Sutter, Frédéric Neyrat, Marika Moisseeff, Antoine Hatzenberger, Véronique Bergen et Peter Szendy.

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20180105

What is poetic about computation? //18-11-2017

Greetings. Welcome to the first class of Poetics and Politics of Computation at the School for Poetic Computation(SFPC). I’d like to begin the class by asking “What is poetic computation?” First, there is the poetics of code, which refers to code as a form of poetry. There is something poetic about code itself, the way that syntax works, the way that repetitions work, and the way that instruction becomes execution through abstraction. There is also what I call the poetic effect of code, which is an aesthetic experience realized through code. In other words, when the mechanics of words are in the right place, the language transcends its constraints and rules, and in turn, creates this poetic effect whereby thought is transformed into experience.

Together, the poetics of code and the poetic effect of code form ‘poetic computation.’ The terms code and computation are often used interchangeably, but I should note that code is only one aspect of computation. Code is a series of instruction for computation that requires logical systems and hardware to make the instructions computable. In that sense, computation is a higher level concept than code. For our purposes, however, we can use poetics of code and poetics of computation interchangeably throughout these discussions.

To a non-coder, non-artist friend, or to those just beginning to learn to program, I often say code may look like poetry in an alien language. And to those more experienced with code, writing code sometimes feels like writing poetry because it doesn’t always ‘work.’ I mean two things by ‘work’: first, does it work as an art form? Is it good poetry? On the other hand, I mean ‘work’ in a more utilitarian sense. Does it have practical application?

Taeyoon Choi

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20171118

"Sea of Vapors" – Sylvia Schnedelbauer //20-09-2017

"Sea of Vapors" – Sylvia Schnedelbauer

Schedelbauer’s graphic black-and-white images, both her own and found, pulsate and bleed into each other and into us. Alternating with black frames and emerging from and into complex superimpositions, they feel as if they swallow each other up. Beginning with what appears to be an image of a woman’s bending head, a curl of her hair hinting at the “vertigo” about to ensue, the film takes us to a hungry, grazing horse’s mouth, fingers, naked backs, and deep into an eye that pulls us, willingly or not, into its stream of (un-)consciousness. Circular images echo or form inside each other—eye, sun, moon, embryo, and the recurring white bowl, brimming with associations that beckon and repel and hold us in their grip. A tumult of barely discernable lips, pounding surf, forests, landscapes, accompanied by a powerful dissonant and disturbing score, overwhelms and exhausts the viewer as if we, too, are caught up in some traumatic flow of sensation and memory emerging from the simple act of holding, contemplating, raising, and drinking from that bowl. The incessant flicker of Schedelbauer’s images seems to bare the black holes (frames) of memory and time that alternately tear all of our images/recollections/sense of self apart or hold them/us together.

  • Irina Leimbacher, Film Comment • Source

20170920

Obiplaisance // Emplacie // Abstalia //08-05-2017

Reflexion sur un opposé, un antonyme pour la nostalgie.

Le mot nostalgie, provient du grec ancien νόστος, nóstos (« retour ») et de ἄλγος, álgos (« douleur // soufrance »). Littérallement, la douleur du retour, “mal du pays”. Ou, reformulé : souffrir parce que quelque chose est parti on qu'on désire le retrouver // un souvenir positif, une rémanence positive du passé — autant "c'était mieux avant" que de "douces pensée sur des états antérieurs" qu'on souhaite ré-activer / ré-acquérir.

Xavier parlait de son isolement, de ce besoin d'intimité qui lui donnait parfois la nostalgie de la vie de famille. Il avait eu une enfance si heureuse près de sa mère qui l'adorait ! (Theuriet, Mais. deux barbeaux, 1879, p.102).

Comment lui trouver un opposé ?
L'opposé de la douleur pourrait être le plaisir, la paix // quiétude, et l'opposé du retour serait l'aller.
Donnant, le plaisir de l'aller : la quiétude sur la fin actée des chose // être en paix avec ce qui est terminé // la joie de l'aller des choses. Éprouver du plaisir parce que quelque chose est parti et qu'on ne souhaite pas le retrouver.
En gros, mettre en un mot // univerbaliser : "je suis bien content que ce soit terminé".
Considérons pour l'instant, et mettons de côté, la rémanence négative du passé — progressisme ? / mélancolie ?.

Quelques recherches étymologiques :

Le plaisir provient du latin placeo (plaire) avec quelques dérivés placens (aimé), placentia (désir de plaire), plăcĭdē (doucement) et provient du radical indo-européen commun : plāk (« plat, aplanir »). Pour trouver un mot, nous pourrions utiliser des choses proche de placie et placide.
Quelque chose qui appaisse - quelque chose qui procure de la joie.

Sinon, du latin gaudeo (se réjouir // éprouver une joie intime // être content) - // felix (fécond // heureux) - proche du grec ancien θῆλυς, thễlus (« féminin ») mais peut être trop profond. Dans cette même recherche de mot : Gaudens.

Aller possède une étymologie bien plus riche.

  • Du latin vado (vadere) = aller // marcher et du grec ancien βαίνω, baino (« aller, marcher ») donnant le préfixe ba-. 

  • Également, en grec ancien, on peut le rapprocher du mot διά, dià (« en séparant ») : en séparant / en divisant / d'un côté et de l'autre, ici et là / d'une façon différente / l'un avec l'autre, l'un contre l'autre. (e.g. = dichotomie : l'opposition entre deux élément // di-viser. Donnant **διαβαίνω, diàbaino : traverser, franchir.
  • Aussi, ambulo en latin (marcher, errer). Provenant du grec ancien ἄλη, álê (errance). Donnant le préfixe amb-, lui-même correspondant au grec ancien ἀμφί-, amphi (des deux côtés, double). e.g. : amb-plecti (embrasser), amb-uere (brûler - embraser, ambigu, ambidextre, amphithéâtre, &c.)
  • Du latin eo (« aller »). Auquel on pourrait même rajouter le préfixe ob- (« vers »). Obeo / Obire / Obit. Qu'on pourrait traduire par : 1. Aller vers, aller au devant de. 2. S’en aller, périr, mourir. 3. Se coucher, en parlant des astres.

Nous pourrions chercher dans l'idée de fin (latin : finis), ou de ce qui viens après — μετά, méta (« au-delà, après »).
Dans celle du nouveau avec le grec ancien νέος, néos « nouveau ».

Essayons ainsi de trouver un mot qui définisse tout cela.

Je pense retenir pour le moment : l'obiplaisance : prendre du plaisir en ce qui est fini / mort. et la neoplaisance : prendre du plaisir en ce qui est nouveau. Je note également emplacie : le plaisir qui entoure - entourer de plaisir (enjoyer).

20170508

Matin des magiciens //21-04-2017

" (…) une manifestation des lois naturelles, un effet du contact avec la réalité quand celle-ci est perçue directement et non pas filtrée par le voile du sommeil intellectuel, par les habitudes, les préjugés, les conformismes."— Louis Pauwels et Jacques Bergier — Le matin des magiciens

C.f. : Réalisme Fantastique

20170421

wwwwwwwww.jodi.org //19-04-2017

wwwwwwwww.jodi.org

20170419

The History of France in 3D - Bertrand Dezoteux //19-04-2017

The History of France in 3D from Bertrand Dezoteux on Vimeo.

20170419

SMART MOBILITY - Karl altmann //19-04-2017

SMART MOBILITY - Karl altmann

Source

20170419

Shana Moulton //19-04-2017

Shana Moulton

"Shana Moulton is one of these artists who I am delighted to have been presented with; her lo-fi semi-autobiographic videos are a total pleasure. She’s the kind of artist I really like, her work gives you something at first glance but then reveals layer after layer of extra depth upon further investigation. Initially they seem like good examples of post-digital/post-internet filmic work, perhaps exploring how constant communication desensitises us. But no! Whispering Pines is much more than your average lo-fi film. Taking influence from subjects as wide ranging as Twin Peaks to old ladies knick-knacks, Moulton’s works are a barrage of self-confidence issues, hypochondria and humour."

Source & Source.

20170419

Modeling human motion //19-04-2017

Modeling human motion Modeling human motion

"One of the most difficult problems in current computer animation is modeling human motion. It is much easier to simulate a flying corporate logo, for example, than to create a simulation of realistic human movement. As a highly articulated and non linear system, the body has yet to yield its secrets fully to computer algorithms. To solve the problem, Robert Abel and his associates marked position points on a human model's body and filmed her while she went through a series of exactly choreographed motions. They then analyzed the film using a computer, creating a data base that provided the basis for the female robot simulation. The juxtaposition of the materially present human model (left) with the simulacrum of the female robot from the computer animated sequence "Brilliance" (right) illustrates the transformations that takes place as the body is translated from a material substrate into pure information. The sequence shows the female robot manipulating objects on a dining table with a facility that is possible only because they have lost their materiality, as she herself has also. (Used with permission from Robert Abel, President of Synapse Technologies, Inc.)"

20170419

Introduction à la littérature fantastique //19-04-2017

Introduction à la littérature fantastique

20170419

FLEXIA //19-04-2017

20170419

Do you have the Shine? - David Kirsch //19-04-2017

20170419

Conversasion avec Martine Rousset, cinéaste "cabane". //19-04-2017

Comment dirais-tu que tu travailles le rapport entre le son, l'image et le texte ?

En gros, c'est ça. Quand il y a un film avec un texte, c'est qu'il y a une rencontre entre un paysage et un texte. Non pas un paysage qui illustre un texte ou un texte qui va illustrer un paysage, mais un lien de similarité, comme si les racines du texte étaient dans ce paysage, comme si les racines du paysage étaient dans ce texte.

[…]

Le cinéma peut essayer de voir ce que veux dire ce : "C'est là". Quelle est la racine commune ? Est-ce que ce paysage précède le texte, est-ce que ce texte existe parce que ce paysage existe dans le monde ? Comment ça se rencontre, comment passe le texte dans le paysage, comment le paysage passe dans le texte ? C'est fragile, ça, ce n'est pas là pour imposer des certitudes ou des analyses. D'où les parties en noir & blanc dans le film, qui sont comme des images qui sont passées par le texte, revenantes. J'ai juste envie d'aller dans certains lieux avec la caméra, un micro, le sonny pro, filmer avec une certaine lumière et attendre qu'il se passe quelque chose.

Entretien publié dans Jef Klak n°2 "Bout de ficelle" - Association Marabout - Printemps / été 2015.

20170419

Computer-deams-98 //19-04-2017

20170419

Cluny 3D - Videos //19-04-2017

Cluny 3D - Videos Cluny 3D - Videos

20170419

Petra Cortright at Société //16-04-2017

Petra Cortright at Société Petra Cortright at Société

I had a computer since I was one. Like thousands of trees, water- falls and stuff. It would be so good to look at now, this printed-out list of emoticons. The librarian was telling everyone to use Google instead of Yahoo because it was better. I thought it was a weird word.

unnnnnn­nnnnnnnn­nnnnnnghthist question. google images probably?? i wrote in 2007 inspired by the meeting of largest dog in the world with the smallest dog in the world: They have stupid technology. Money doesn’t exist. borderline creepy stuff like that. They got really freaked out because I only showed up with my laptop and a webcam I was listening to happy hardcore and Britney Spears remixes till 6 AM. so it was hard to eat and sleep, but I was massively productive and I made so many videos. It was really exciting, but all of the sudden I felt really sick and I actually threw up.

I’m like the biggest baby ever. I was on the pre Olympic team. I quit at the height of everything because all of the college scouts were showing up to watch you like Britney Spears, Taco Bell, KFC, Rugrats It’s really silly, it’s really dark, it’s really beautiful At Petco they have this big machine where you can make dog tags. i cant say i am like “philosophically” into it. its convenient. but i have to say though that the comments are a special gift
since 08 i become more organized skypes just ok.

They did everything with their hands, that’s what was natural for them at that time. So I got all the materials myself and tried to learn and I only lasted an hour. It’s really generic dreamy, like dream house boards, flowers people would like to have at their wedding, exotic travel landscapes and cityscapes. But in general there haven’t really been a lot of surprises. Or maybe it feels taboo to talk about in a way.

I’m used to making every thought into a tweet. If anything I sometimes feel slowed down by it. And he was like, “Wow, good idea, let’s do that!”
Before you play, you begin adding what you want to the city. That was my favorite part. It’s like if you don’t already know something you can’t search for it. I use my hands and my hair a lot because you can get a lot of movement out of them.I have this respect for them because they give me the structure I need to feel the freedom to be creative and make work. there is a difference between the light in Berlin, which is kind of blue, as opposed to the light in LA where it’s very orange and beautiful. tired, eating beans alone in my studio I searched for trees.

Text by Ella Plevin

20170416

Kate Cooper - RIGGED //16-04-2017

Kate Cooper - RIGGED Kate Cooper - RIGGED Kate Cooper - RIGGED

*For Kate Cooper's first institutional exhibition RIGGED, this year's winner of the Schering Stiftung Art Award has produced a new work comprising of video and photographic production specifically for KW INSTITUTE FOR CONTEMPORARY ART.

Through an extensive use of CGI techniques commercial photography and post-production, the show RIGGED highlights the labor inherent in the creation of images, looking at the position the female body has occupied in the history of digital image technology. Through the creation and re-rendering of images of the body, Cooper asks how these digital figures might perform in our place made real as downloadable, ultra-realized bodies.

Cooper is interested in the fictional spaces of universally understood advertising images, tests our experience of them and relationship to them and thus openly questions our conceptions of gender and labor they collectively generate. RIGGED explores new possible connections between bodies and images, and presents tensions between presence and invisibility. As digital images become our body doubles – expensive yet unpaid figures performing on our behalf – the labor inherent in these modes of production becomes re-focused in an economy of withdrawal. Our own bodies use a strategy of refusal; and camouflage as a technique of survival.

As Cooper states: "In our post-representational world – where images are dislocated and free-floating across networks – how can we renegotiate an agency to images, imbue them with power, make them work for us?"

RIGGED displays the human being itself as a commercial good, the billboard-sized figures, installed throughout the space, focus on the body as a place for communicating ideas; re-coding and re-configuring new meanings. As the rendered images become disturbingly realistic, Cooper's doppelgangers surround the observer in their muted formations, and narrate their own illusionary potential, which is more permanent than flesh.
Curated by Ellen Blumenstein*

source

20170416