Le Seuil
Activation des œuvres — Archives

Film - Exposition

2017

Film et projection - Exposition collective - CEAAC

C'est un film construit autour de l'exposition Le Seuil, au CEAAC à Strasbourg. C'est une archive des activations des œuvres de l'exposition lors de son vernissage, autant captations directes que mises en scènes des performances. Il est projeté au seuil de l'exposition, complémentaire de ses œuvres.

Il existe pour permettre au spectateur d'avoir accès aux parts des œuvres devenues invisibles après le vernissage. Parce qu'arrêtées, figées, dissimulées, ou au repos. Il garde une trace de leurs mouvements multiples, qu'il reproduit, leur offrant un nouvel espace de propagation et de prise de sens.

Réalisation : Romain Gœtz — Commissariat : Simon Marini
Photographie du flyer : Romain Gœtz.

Avec les œuvres — par ordre d'apparition : Charlotte Achkar - Résistance, Franck Poirson - Concert, Elise Grenois - Extrait de : Espace intermédiare n°2, Heloïse Colrat - Songes, Iwan Warnet - Eux, lisant et en paroles, Maëva Rouquette - Bleu de prusse, Etienne Hubert - sans titre, année 1880 - 2017, Mayssa Jaoudat - J'avoue, je me demande si ce que j'écris sera anonyme, Samuel Jacques - Cordage vert, Emma Kerssenbrock - Optical Wave, Caroline Amadei - Peria et poros, Alice Ménard & Mathias Martinez - Entre n(o)us, Cléo Garcia - Par mes pores de mirages / La veille dorée des voisins

Exposition collective - Prolongement des DNSEP de la Haute École des Arts du Rhin.
Exposition présentée du 30.6.2017 au 30.7.2017.
Vernissage - Jeudi 29.6.17 > 18h30

  • Flyer de l'exposition : **Le Seuil**.

    Flyer de l'exposition : Le Seuil.

    **Image du film** : Alice Ménard & Mathias Martinez - *Entre n(o)us*.

    Image du film : Alice Ménard & Mathias Martinez - Entre n(o)us.

    **Image du film** : Mayssa Jaoudat - *J'avoue, je me demande si ce que j'écris sera anonyme*.

    Image du film : Mayssa Jaoudat - J'avoue, je me demande si ce que j'écris sera anonyme.

    **Image du film** : Elise Grenois - *Extrait de : Espace intermédiare n°2*.

    Image du film : Elise Grenois - Extrait de : Espace intermédiare n°2.

    **Image du film** : Maëva Rouquette - *Bleu de prusse*.

    Image du film : Maëva Rouquette - Bleu de prusse.

    **Image du film** : Heloïse Colrat - *Songes*.

    Image du film : Heloïse Colrat - Songes.

    **Image du film** : Franck Poirson - *Concert*.

    Image du film : Franck Poirson - Concert.

    **Image du film** : Emma Kerssenbrock - *Optical Wave*.

    Image du film : Emma Kerssenbrock - Optical Wave.

    **Image du film** : Samuel Jacques - *Cordage vert*.

    Image du film : Samuel Jacques - Cordage vert.

    **Image du film** : Heloïse Colrat - *Songes*.

    Image du film : Heloïse Colrat - Songes.

  • Le Seuil était une exposition collaborative entre différents étudiants de la Haute École des Arts du Rhin, et était un espace cohabitant avec l'exposition des diplômes de la même école . Elle fut un lieu, pour les artistes-étudiant.e.s, leur permettant d'exposer et de montrer, d'expérimenter et de laisser voir leurs productions. L'idée n'était pas d'imposer une sélection des "meilleures oeuvres", mais de proposer à "qui le voudra", étudiants de fin d'année ou non, d'utiliser et d'apprivoiser cet espace.

    Les oeuvres, en elles-mêmes, témoignent de parcours comme de démarches individuel.le.s, mais sont aussi indices du fonctionnement d'une école, d'une vie sociale, de la cohésion (ou non) d'un groupe.

    Au sein de l'exposition, les œuvres furent présentée "au repos", regroupées, amassées ou prenant le pas, physiquement, les unes sur les autres. Elles sortent de leurs contextes et recherches, visibles et fixation d'un groupement, d'une certaine instantanéité. Le parti pris de l'exposition fut alors de proposer une activation de ces œuvres lors de son vernissage. Pour leur redonner mouvement et existence sociale, par la parole, la performance et l'acte, pour chercher à les rendre, peut-être, mieux complémentaires, à leur offrir un espace d'existence différent.



    J'ai alors été appelé pour capter ces activations, pour en garder une trace, une archive vidéo. Ce fut autant une captation qu'une préparation/un échange avec les artistes en amont. Pour trouver comment continuer à rendre sensible leurs œuvres au sein d'une matière filmique, par des prises de vues : frontales ou non, documentaires ou non, mises en scène ou non, préméditées ou non. Cet ensemble produit un film de 50 minutes.

    Les différentes œuvres activées prennent chacune une place dans le film, coupées au noir, avec différents niveaux de lectures et d'appréhension. Ce sont des moments périphériques aux œuvres, non linéaire et non chronologique.

    « Cette exposition a été produite avec 3000 euros. Nous avons eu trois semaines pour la concevoir, l’imaginer, l’accueillir. La rendre visible. Les horaires d’activité ont pu aller de 6h00 à 00h00, des fois plus. Les étudiant.e.s-artistes ne sont pas rémunéré.e.s. Le commissaire l’est — entre 800 et 1000 euros.

    La proposition initiale se présentait comme une sélection d’œuvres des diplômés de la Haute École des Arts du Rhin. Lorsque la direction du CEAAC m’a proposé d’assurer l’agencement de l’événement, j’ai choisi le parti pris d’exposer avec qui voudra, toutes sections et années confondues, diplômé ou non. De ne pas sélectionner ce qui serait des « bonnes » œuvres d’art mais d’être attentif, de prendre soin, les uns les autres, à ce à quoi nous tenons. Que l’on soit pris dans une affaire en cours où chaque témoin compte — œuvres, artistes et autres agents.

    C’est aussi ce qu’engage cette exposition, un témoignage. Un témoignage d’une écologie de travail à la sortie d’une école d’art, d’un travail dans l’urgence, de productions singulières et d’une pluralité de manières d’approcher la question artistique dans cet environnement.

    Si à présent les conditions d’émergences de cette initiative semblent doucement se dérober et les œuvres se présenter comme au repos, souvenons-nous que le soir du vernissage sera le moment de multiplier et/ou d’intensifier ces récits, cette vie sociale tapie dans l’ombre. Ce soir là, les œuvres nous activeront dans le même temps que nous les activerons. Des archives se trouvent dans la salle noire, le seuil de l’exposition.

    Partons du principe que l’on n’existe pas par soi; que l’on existe réellement qu’en faisant exister autre chose. »

    Simon Marini, commissaire de l’exposition

    « Tout ce que tu touches,
 Tu changes, 
Tout ce que tu changes,
 Te change aussi » — Octavia E. Butler

    « Affirmant son soutien à la création contemporaine et à son caractère expérimental, le CEAAC se positionne comme un partenaire de l’enseignement supérieur artistique. Partageant un territoire géographique et des intérêts communs, la Haute École des Arts du Rhin et le CEAAC développe ainsi un partenariat depuis plusieurs années.

    Si le Centre d’art accueille régulièrement les étudiants pour des projets d’exposition réalisés au cours de leur cursus, il s’associe cette année pour la première fois à l’évènement des Diplômes. Ce temps fort est l’occasion pour le public de découvrir toute une nouvelle génération de jeunes artistes, mais il est aussi peut-être le moment opportun de témoigner et d’interroger les conditions de production spécifiques, les hors-champs économiques, humains, pragmatiques et sensibles de ces étudiants, dans et au sortir d’une école d’art. »

    — Le CEAAC.