Le Talus est un projet de ferme urbaine, un espace de questionnements et de formations agro-écologique, ainsi qu'un lieu convivial, culturel et alternatif, qui a ouvert ses porte en 2018 à Marseille.

Encore en construction, le projet se forme autour de plusieurs centres d’activités : un périmètre maraîcher, une pépinière urbaine, un élevage avicole, un îlot de bacs potagers, et un espace d’accueil pour des événements culturels. Ces points sont répartis autour de deux parcelles de terrains qui entourent le futur parc couvert de la L2 EST.

Après avoir démarré l'habilitation de leur ferme maraîchère, le Talus souhaitait créer une identité visuelle qui puisse fédérer toutes ses activités en cours et à venir ; annonce ses actions & événements ; signe ses productions & récoltes ; et axe sa communication autour de valeurs qui lui soient chères. J'ai rencontré l'équipe du Talus, et au travers d'échanges et d'un appel à projet réduit, j'ai réalisé une proposition d'identité visuelle. Elle n'a pas donné suite, mais je la présente ici.

Le Talus : letalus.com 603 rue Saint-Pierre, 13012 Marseille.
Heko Permaculture : heko.farm

Logotype du Talus

Logotype du Talus

Variations du logotype

Variations du logotype

Logotype contrasté

Logotype contrasté

Applications colorées

Applications colorées

Variations de flyers

Variations de flyers

Flyer promotionnel

Flyer promotionnel

Déclinaisons du flyer

Déclinaisons du flyer

Cartes de visite

Cartes de visite

Carte de membres de l'association

Carte de membres de l'association

Affiche d'événement

Affiche d'événement

Affiche d'événement

Affiche d'événement

Affiche d'événement

Affiche d'événement

Dépliant informatif

Dépliant informatif

Dépliant une fois plié

Dépliant une fois plié

Plaquette ouverte

Plaquette ouverte

Illustration de floraison

Illustration de floraison

Sommaire de la plaquette

Sommaire de la plaquette

Illustration de floraison

Illustration de floraison

T-Shirt porté de dos

T-Shirt porté de dos

T-Shirt de dos

T-Shirt de dos

T-Shirt porté de face

T-Shirt porté de face

T-Shirt de face

T-Shirt de face

Tote bag de face

Tote bag de face

Tote bag porté

Tote bag porté

Illustration : Poulailler participatif

Illustration : Poulailler participatif

Illustration : Recherche scientifique

Illustration : Recherche scientifique

Étiquettes produits

Étiquettes produits

Étiquettes produits

Étiquettes produits

Newsletter

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Qu’est-ce qu’un végétal, multiple ? Comment le montrer, lui donner forme, aspect, couleur ? Un végétal qui sorte, s’échappe du carcan monoculture·l, paramétré et calibré qui lui est imposé ? Qui soit ancien, libre de forme, de couleurs, d’aspect – qui soit riche, foisonnant, nutritif ? Qui soit méditerranéen et qui pousse en ville.

Comment montrer, affirmer une richesse, une expansion colorée, odorante, sonore, qu’on souhaite voir venir ? La prise du vivant, de ce qui pousse, de ce qui va nourrir et redonner vie, offrir culture et continuité à une communauté, à un ensemble d’humains — sur la friche délaissée, en gravats, poussiéreuse. Cet espace urbain en attente.

Comment parler d’une nature qui reprend (ses — nos) droit ? Parler d’une nature qui a disparu et des personnes qui souhaitent combler ce manque ? Pour créer plus qu’un espace vert, pour produire un lieu ou semer veut aussi dire enseigner, ou voir pousser peut signifier coopérer, et où manger est un acte engagé. Un lieu ouvert à tou·te·s, pour y vivre comme pour s’y inclure, pour y flâner comme pour y échanger. Un lieu en conscience des enjeux qui sont les nôtres, des enjeux qui demandent éco·logie (le discours de la maison), qui demandent conscience, prise de risque, et une envie, une énergie irrémédiable, effervescente, en floraison. Et comment parler de cet espace en diversité ?

Des personnes qui le portent et de celles qu’on invite à le rejoindre, à le vivre ensemble ? Comment offrir forme visuelle à ce lieu, une identité claire, une force inhérente, reconnaissable, qui donne envie de le prendre avec et en soi ? Enfin, toutes ces questions pourraient se résumer en une seule : comment créer l’identité du Talus ?

Le logotype : Il parle ici du geste du re-mettre en capacité, de valoriser ce qui est délaissé, de retrouver usage (upcycling).La chaussure est notre liaison à la terre, c’est elle qui nous porte, nous fait aller, marcher, avancer et finalement vivre — c’est aussi elle qui défini notre séparation entre la plante (des pieds) et le sol. Ce double jeu marque les conditions de la cité, qui se sépare de la terre, qui enfoui les racines sous le bitume. Elles caractérisent aussi le citadin par leur accessoirisation, l’ornement dépassant l’usité, leur fugacité lié à la mode. Une façon de consommer qui cimente ce pourquoi ce projet s’initie. Dans cette signification du l’urbain, les sneakers marquent aussi une culture « béton », de cité, tirée du sport et de la vie en banlieue.

En tous ces sens, leur faire prendre racine, faire porter le vivant, l’espoir d’une récolte future, c’est autant parler de la provenance idéologique du Talus, faire pousser en ville, que de son devenir : être porteur, accompagner, faire vivre, faire culture. Le signe est simple, adaptable, détournable. Il marque et défini rapidement cette idée forte : Ce qui pousse ici à poussé dans le terreau des immeubles, dans la culture de la rue, dans l’espoir d’une ville meilleure, avec les responsabilité du quotidien et du consumérisme.

Il est poétique également, c’est cette envie un peu folle et romantique de végétaliser le rebut, le polluant, de redonner vie dans l’oublié. Enfin, il offre une solidité, un ancrage, en ce sens qu’il est un maintient au sol, il permet de construire et de faire base à ce qui va arriver, à ce qui va se faire ensuite, dans un premier pas.

Identité : Le Talus mélange nature et énergie, c’est la promesse d’une inflorescence à venir, d’un espace en coloration, expansif, ahurissant et explosif. Au delà du potager et de ce qui se mange, c’est surtout parler de ce qui vit. C’est aussi identifier cette idée d’un lieu spécifique, qui essentialise les idéaux et valeurs du projet, qui les fasse exister dans un concret citoyen, social, agri·culturel et écologique. Cette promesse du vivant a lieu « Au Talus », c’est là où les choses sont, se passent, c’est là où elles poussent, grandissent, se fabriquent. Mais c’est aussi « Du Talus » qu’elle proviennent, qu’elle existent.

Ces deux accroches structurent toute la communication, et permettent la création de phrases rimées, sous-titres accrocheurs des différentes activités du Talus, dont le rôle est autant de les définir que de les contextualiser. À leur côté, une esthétique visuelle florissante, débordante et psychédélique. Une manière de parler de la flore méditerranéenne en dehors du langage visuel lissé du légume primeur ou de la fleur décorative. L’envie de raconter une nature étonnante, épineuse, cactée, rocailleuse, délirante, rythmé, musicale, pleine de poussière et de sel, florale et absurde, cultivée et irréelle... Pour qu’elle soit impressionnante comme attirante, illustrée et vibrante.

Aussi, la rendre déclinable, adaptée à l’étendue des activités du Talus. Parce que la communication doit être assez malléable pour raconter la production, la pédagogie, l’événementiel ; pour se décliner, par force ou subtilité, en toutes les variations nécessaires. De plus, pour rajouter aux cultures (végétale et humaine), une culture visuelle. Donner au Talus une identité radicale, qui soit originale et pointue, plurielle et diversifiée. Qu’elle raconte une légèreté, un amusement, un plaisir à être dans le projet, à lui donner forme et vie, comme toute l’énergie, l’effervescence qu’il va produire dans son paysage.